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Benjamin Stora appelle à la reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961 dans les manuels scolaires

L'historien Benjamin Stora demande que le massacre du 17 octobre 1961 soit reconnu comme un crime d'État et inscrit dans les manuels scolaires, selon une trentaine de maires et des appels à l'inscription au calendrier officiel des journées nationales, 65 ans après les faits, rapporte RFI Afrique.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Benjamin Stora appelle à la reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961 dans les manuels scolaires
Photo d'illustration© Photo Claude TRUONG-NGOC, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Benjamin Stora, historien et ancien inspecteur général de l'Éducation nationale, affirme que le massacre du 17 octobre 1961 doit être reconnu comme un crime d'État, selon RFI Afrique. Il souligne que cette reconnaissance doit figurer dans les manuels scolaires. Cette demande est portée par une trentaine de maires, 65 ans après les événements. Le 17 octobre 1961, près de 25 000 Algériens se sont rassemblés à Paris à l'appel du FLN pour protester contre un couvre-feu discriminatoire instauré le 5 octobre par le préfet Maurice Papon. Ce couvre-feu visait exclusivement les Français musulmans d'Algérie. La manifestation, décrite comme pacifiste, a été réprimée dans le sang : plus de 12 000 personnes ont été arrêtées et au moins 150 Algériens ont été tués, certains par balle, d'autres jetés dans la Seine.

Emmanuel Macron a qualifié ces faits d'« inexcusables pour la République », selon la même source, mais aucune reconnaissance officielle de crime d'État n'a encore été accordée. Benjamin Stora, auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie, a été chargé par Emmanuel Macron d'un rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie. Il appelle également à l'inscription du 17 octobre au calendrier officiel des journées nationales et des cérémonies officielles.

Le podcast RFI mentionne que des débats persistent sur l'ouverture des archives liées à ce massacre. Aucune précision n'est donnée sur l'état actuel de cette ouverture. Les déclarations de Benjamin Stora s'inscrivent dans un contexte de commémoration et de revendications mémorielles portées par des élus locaux et des historiens.

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