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Attaque de l'État islamique à Tagadayat : au moins 48 civils tués dans la région de Ménaka

Selon Jeune Afrique et RFI, des combattants de l'État islamique au Sahel ont attaqué dimanche 18 octobre des campements de la communauté idaksahak à Tagadayat, près de Ménaka, tuant au moins 48 civils en représailles à des opérations militaires.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Attaque de l'État islamique à Tagadayat : au moins 48 civils tués dans la région de Ménaka
Photo d'illustration© Animali, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Une attaque ciblée contre la communauté idaksahak

Dimanche 18 octobre, des combattants de l'État islamique au Sahel (EIS), également désigné sous le nom d'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), ont pris d'assaut des campements de la communauté idaksahak à Tagadayat, localité située à une quarantaine de kilomètres au sud de la ville de Ménaka, dans le nord-est du Mali, selon Jeune Afrique et RFI. Les assaillants, arrivés à moto, ont ouvert le feu sans sommation sur les populations civiles, rapporte RFI en citant le communiqué du bureau exécutif de la communauté idaksahak.

Le bureau exécutif des Idaksahak a exprimé lundi « sa vive émotion et son immense consternation » après la mort de 48 civils de cette communauté touarègue, précise RFI. Le même communiqué décrit « un massacre » ayant « provoqué d'importants déplacements de populations », les survivants ayant trouvé refuge dans la ville de Ménaka.

Un bilan de 48 morts et des déplacements de population

Les deux sources s'accordent sur un bilan d'au moins 48 civils tués. Jeune Afrique indique que l'attaque a « coûté la vie à au moins 48 civils ». RFI rapporte que le bureau exécutif des Idaksahak « dénombre 48 morts parmi les membres de cette communauté touarègue ». Le Collectif pour la défense des droits du peuple de l'Azawad a également réagi en qualifiant l'événement d'« attaque terroriste », selon RFI.

Parallèlement, le domicile du chef de la communauté idaksahak, Moussa Ag Acharatoumane, situé à Ménaka même, a fait l'objet d'une attaque le même jour, attaque « très vite repoussée par les gardes », ajoute RFI.

Une représaille aux opérations militaires

Selon les premiers témoignages recueillis par RFI, « ces tueries arrivent en représailles à une opération militaire de l'armée malienne contre l'EIGS quelques jours plus tôt ». Le Collectif pour la défense des droits du peuple de l'Azawad estime que cette attaque « vient en représailles à des opérations contre l'EIGS menées par les Forces armées maliennes (Fama) accompagnées de leurs supplétifs russes de l'Africa Corps », rapporte RFI.

Pour rappel, le groupe État islamique contrôle en grande partie la région de Ménaka depuis trois ans, selon RFI. La semaine précédente, l'état-major général des Fama annonçait avoir frappé plusieurs sites identifiés comme des bases terroristes dans le cadre de l'Opération Dougoukoloko qui vise à reprendre l'ensemble du territoire malien des mains des jihadistes, indique RFI.

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