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Afrique du Sud : les zones économiques spéciales peinent à attirer les investissements

Selon RFI, la zone économique spéciale de Coega, la plus ancienne d'Afrique du Sud, affiche un bilan mitigé malgré son port en eaux profondes et 11 000 emplois recensés en 2025. Les incitations fiscales restent jugées insuffisantes par les experts.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Afrique du Sud : les zones économiques spéciales peinent à attirer les investissements
Photo d'illustration© NJR ZA, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

L'Afrique du Sud compte douze zones économiques spéciales (ZES) sur les plus de 230 que recense le continent africain, rapporte RFI. Ces zones sont censées attirer les investissements, stimuler la création d'emplois et favoriser l'industrialisation. La ZES de Coega, située à l'extérieur de Port Elizabeth, est la plus ancienne, établie au début des années 2000, et la plus vaste avec plus de 9 000 hectares. Son bilan est décrit comme contrasté par l'envoyée spéciale de la radio.

Une infrastructure portuaire sous-exploitée

L'entreprise Coega Packing, dirigée par Russell Stead, conditionne des fruits pour l'exportation depuis trois ans sur le site. Elle traite entre 1 000 et 1 500 cartons par heure. Le choix de l'implantation est justifié par la position géographique, la proximité du port et la qualité des infrastructures, selon son directeur. Le port en eaux profondes de Ngqura est intégré à la zone. Angélique Swartbooi, pour l'autorité publique Transnet qui le gère, indique que le terminal à conteneurs a une capacité potentielle de deux millions d'EVP, mais n'en utilise que 1,2 million pour l'instant. Un terminal dédié au manganèse est également présent. La zone a attiré des investissements étrangers, notamment des usines chinoises d'assemblage de véhicules BAIC et de camions FAW.

Des incitations jugées insuffisantes

En 2025, quelque 11 000 personnes étaient employées à Coega, selon le reportage. Cependant, de très grandes parcelles restent vides et des projets ne se sont pas concrétisés. Les avantages fiscaux existants sont qualifiés de peu attractifs. Pour Anthony Black, professeur émérite d'économie à l'université du Cap (UCT), ce type de zone n'a pas encore fait ses preuves dans le pays. Il estime que ces programmes n'ont pas rencontré un grand succès dans leur capacité à attirer des volumes importants d'investissements. Les coûts liés aux infrastructures et aux mesures de soutien ont été relativement élevés, tandis que les incitations proposées restent assez limitées, selon l'économiste. Certains investissements réalisés dans les ZES auraient tout aussi bien pu voir le jour en dehors de ces zones, ce qui rend difficile la mesure de leur apport réel en investissements additionnels.

Un bilan financier récent en amélioration

Un récent rapport de la Banque mondiale, cité par RFI, montre que sur l'ensemble des zones économiques spéciales sud-africaines, les pouvoirs publics ont investi plus d'un milliard d'euros entre 2016 et 2024. Pour la première fois en 2024, les recettes ont fini par dépasser les dépenses, mais sans avoir encore atteint les ambitions du pays.

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