Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Afrique

Afrique du Sud : le gouvernement retire sa directive sur l'asile après des violences

afrique

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Afrique du Sud : le gouvernement retire sa directive sur l'asile après des violences
Photo d'illustration© DFID - UK Department for International Development, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Selon RFI, le gouvernement sud-africain a retiré une directive facilitant les demandes d'asile après des violences anti-immigration à Durban et Johannesburg. La mesure découlait d'un arrêt de la Cour constitutionnelle de juillet 2026. Afrique du Sud Durban Johannesburg Cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle sud-africaine a statué en juillet 2026 qu'un demandeur d'asile ne peut se voir interdire de déposer une demande pour le seul motif qu'il est entré illégalement dans le pays. Conformément à cet arrêt, le gouvernement a émis fin septembre une directive permettant à davantage d'étrangers, y compris ceux sans papiers ou entrés illégalement, de déposer une demande d'asile sur place, rapporte RFI. De longues files s'étaient formées devant les bureaux du ministère de l'Intérieur suite à cette annonce.

Violences et déploiement militaire

Cette circulaire a provoqué la colère de manifestants anti-immigration. Des violences ont éclaté cette semaine à Durban et Johannesburg, selon la correspondante de RFI à Johannesburg. Vingt personnes ont été arrêtées. L'armée a été déployée dans la région de Durban après que des véhicules ont été incendiés et des commerces pillés par ces manifestants, qui critiquent la levée des restrictions jugées inconstitutionnelles par la plus haute juridiction.

Rétropédalage du gouvernement

Face à ces troubles, le gouvernement a fait marche arrière et a retiré la directive. Le vice-président Paul Mashatile a déclaré : « Je suis satisfait de voir que le ministère de l'Intérieur a suspendu le processus pour prendre le temps de bien expliquer aux gens ce qui est en train de se passer. Nous appelons au calme et précisons que personne ne va recevoir automatiquement le statut de réfugié. »

Inquiétudes des défenseurs des droits

Pour Mametlwe Sebei, de l'organisation Lawyers for Human Rights, il est regrettable que la violence prenne le pas sur une décision de justice. Il estime que « cela donne l'impression que le gouvernement cède et recule face aux mobilisations violentes des groupes xénophobes. Je pense que cela va leur donner davantage d'importance et c'est ça le plus inquiétant. » Le gouvernement doit désormais préciser comment il compte respecter la décision de la Cour constitutionnelle après l'annulation de la circulaire.

Partager

À lire aussi