Politique
Le 22 juillet à Kinshasa, aucune des deux marches annoncées n'a eu lieu
L'opposition avait reporté la sienne le 20 juillet, l'Union sacrée la sienne le 21. La journée que beaucoup redoutaient s'est passée sans manifestation de rue, et l'opposition ne prévoit plus d'action jusqu'au 15 août.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Le mercredi 22 juillet 2026 devait être une journée de bras de fer dans les rues de Kinshasa. Deux mobilisations concurrentes y étaient annoncées : celle de la Coalition Article 64 vers le Palais de la Nation, et celle de l'Union sacrée de la nation en soutien aux institutions. Ni l'une ni l'autre ne s'est tenue.
Deux retraits à un jour d'intervalle
La Coalition Article 64 a annoncé le report de sa marche le lundi 20 juillet, après deux réunions de sa Conférence des présidents et en réponse à l'appel de la Conférence épiscopale nationale du Congo et de l'Église du Christ au Congo. L'Union sacrée a annoncé le report de la sienne le lendemain, mardi 21 juillet.
Selon une dépêche de RFI publiée le 22 juillet, l'opposition ne programme plus aucune action jusqu'au 15 août, « sauf si le pouvoir venait à faire des provocations ».
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Ce que nous ne savons pas de cette journée
Nous n'étions pas en mesure de couvrir la journée sur le terrain, et nous nous gardons d'en décrire l'ambiance. Aucune des sources consultées ne rapporte d'incident, d'interpellation ni de blessé lié à la date du 22 juillet. Mais aucune non plus ne décrit le dispositif policier réellement déployé, et ni la police nationale congolaise ni le gouvernorat de Kinshasa n'ont communiqué de bilan de la journée.
Absence d'incident rapporté ne signifie pas absence d'incident. Nous écrivons ce que les sources établissent, pas ce qu'elles laissent supposer.
Le calendrier se déplace au 15 août
Le rendez-vous de rue a disparu, la pression politique demeure. La Coalition Article 64 a fixé au 15 août 2026 la date limite pour la convocation officielle d'un dialogue national inclusif. Passé ce terme, elle annonce qu'elle « tirera toutes les conséquences politiques » et appellera à de nouvelles actions citoyennes pacifiques.
Trois semaines séparent Kinshasa de cette échéance. Entre-temps, l'ordonnance présidentielle censée fixer le cadre du dialogue n'a toujours pas été signée.
Sources : dépêche RFI reprise par Dakaractu, allAfrica, mediacongo.net et Reporter.cd.
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