Le 28 juillet, une marche a eu lieu à Goma, ville sous contrôle de l'AFC/M23, contre les sanctions onusiennes frappant ses dirigeants et contre le projet de révision constitutionnelle. Le cadrage de la mobilisation est disputé.
Selon une ONG locale, 39 civils ont été tués en douze attaques attribuées aux ADF entre le 22 et le 29 juillet dans la chefferie de Babila-Babombi. Cinq nouveaux corps ont été découverts le 30 juillet. Les tueries persistent malgré les opérations conjointes.
Le 29 juillet, Kigali a renvoyé par la frontière de Goma 39 personnes présentées comme d'anciens combattants FDLR, un statut qu'elles contestent. La MONUSCO affirme n'avoir joué aucun rôle dans cette opération.
Le ministre de l'Intégration régionale a annoncé le 28 juillet que les FDLR ont signé un protocole en deux phases, démilitarisation puis dissolution, dans le cadre de l'accord de Washington. Aucune vérification de terrain n'est disponible.
Une vague d'attaques a frappé le territoire de Mambasa entre le 22 et le 24 juillet. Radio Okapi consolide un bilan d'au moins 32 morts, une ONG locale évoque 27 tués et 11 disparus. Les chiffres restent provisoires.
Des affrontements d'une intensité rare ont éclaté dans la nuit du 24 juillet à Masisi-Centre, au Nord-Kivu. De nouveaux habitants ont fui, certains se réfugiant dans l'enceinte de l'hôpital général.
Le commandant de la force de la MONUSCO et le gouverneur Gaby Kasongo se sont rencontrés le 22 juillet à Bunia. Sécurité des civils, opérations conjointes avec les FARDC et protection des centres de traitement d'Ebola étaient au menu.
Depuis le 24 juillet, des habitants de plusieurs villages fuient vers la brousse, sans abri ni assistance. Le député de Fizi dénonce des blessés sans soins et des enfants exposés à la faim. L'origine des frappes reste une allégation.
L'épidémie a franchi le cap des mille morts. Aucun cas n'est recensé dans la capitale. Elle y a pourtant servi de motif pour refuser une manifestation. Pendant ce temps, le paludisme tue au Kwilu sans qu'aucune mesure d'urgence ne soit prise.
La Première ministre s'est rendue le 23 juillet à Kisangani, puis à Bunia, Mongbwalu et Rwampara, accompagnée des partenaires de la riposte. Le déplacement intervient alors que le bilan a franchi le cap des mille morts.
L'évasion a eu lieu le 19 juillet à Feshi. L'établissement n'a plus de toiture complète depuis 1970, ne dispose d'aucun personnel soignant et ne reçoit plus de subvention de l'État depuis plus d'un an.