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RDC

Trois enfants meurent dans le naufrage d'une pirogue en fuite face aux ADF à Irumu

Trois enfants ont trouvé la mort mardi 6 octobre dans le chavirement d'une pirogue sur la rivière Ituri, dans le territoire d'Irumu, alors que leurs familles fuyaient des attaques attribuées aux ADF dans la chefferie de Basili, selon Radio Okapi.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Trois enfants meurent dans le naufrage d'une pirogue en fuite face aux ADF à Irumu
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Trois enfants ont péri noyés mardi 6 octobre dans le naufrage d'une pirogue sur la rivière Ituri, dans le territoire d'Irumu, en province de l'Ituri. Selon Radio Okapi, l'embarcation transportait des familles déplacées qui tentaient de rejoindre le territoire voisin de Mambasa pour échapper à l'insécurité. Plusieurs biens ont également été engloutis, tandis que d'autres passagers ont été secourus grâce à l'intervention rapide d'autres piroguiers présents sur les lieux.

Contexte : attaques dans la chefferie de Basili

D'après des sources locales citées par Radio Okapi, des hommes armés identifiés comme des rebelles ADF circulent depuis plusieurs jours dans plusieurs localités de la région de Busuma, en chefferie de Basili. Lundi, ils ont attaqué le village de Bagalaba, incendiant plusieurs habitations, dont celle du chef coutumier de l'entité. Cette violence a provoqué un important mouvement de population vers des zones perçues comme plus sûres.

Déplacement et naufrage

La société civile locale rapporte que de nombreuses familles ont pris la direction de Komanda, tandis que d'autres ont emprunté l'axe fluvial de la rivière Ituri pour gagner Mambasa. C'est au cours de cette traversée qu'une pirogue a chaviré, causant la mort des trois enfants et d'importantes pertes matérielles pour les passagers.

Appel de la société civile

La société civile appelle les forces de sécurité à renforcer les opérations de protection des populations civiles avant que la situation ne s'aggrave davantage. Elle déplore par ailleurs la lenteur des interventions des FARDC et du contingent de la MONUSCO basé à Komanda, pourtant situé à proximité des zones affectées par l'insécurité.

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