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Trente ans du « Rafa, no me jodas » : la phrase mythique n'a jamais été prononcée, selon Marca

Le 29 septembre 1996 à La Romareda, l'arbitre assistant Rafa Guerrero a réclamé un penalty et une expulsion face au Barcelone. La réponse de l'arbitre Mejuto González, gravée dans la mémoire collective, diffère de la version populaire, révèle Marca.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Trente ans du « Rafa, no me jodas » : la phrase mythique n'a jamais été prononcée, selon Marca
Photo d'illustration© Zarateman, Wikimedia Commons (CC0)

Une scène devenue culte

Le 29 septembre 1996, le stade de La Romareda accueille un match entre le Real Zaragoza et le FC Barcelone. Selon Marca, l'action décisive survient après un coup de pied arrêté sans conséquence pour les visiteurs. À l'intérieur de la surface, Couto frappe Aguado, puis Solana réagit en assénant un coup de main à la tête du Portugais, qui exagère sa chute. L'arbitre assistant Rafa Guerrero, alors peu connu, appelle l'arbitre principal Mejuto González vers la touche et lui assène une conclusion sans appel : « Penalti y expulsión ».

La phrase réelle dévoilée par les images

La télévision capte la réaction de Mejuto González, et cette réplique devient instantanément légendaire, bien avant l'ère des réseaux sociaux. La formule « ¡Rafa no me jodas! » s'installe dans l'imaginaire collectif espagnol. Pourtant, Marca affirme que l'enregistrement permet de vérifier les mots exacts prononcés par l'arbitre : « Venga, joder Rafa, me cago en mi madre, ¿expulsión de quién? ». Avec le temps, l'expression a été réduite au fameux « Rafanomejodas », bien que la version littérale soit bien différente.

Une erreur d'arbitrage aux conséquences durables

Rafa Guerrero, de son côté, ne remet pas en cause son analyse de l'action. Il insiste auprès de Mejuto González : « el balón estaba en juego y es penalti ». Après trois échanges entre les deux officiels, l'arbitre finit par accorder le penalty. Mais c'est sur l'expulsion que se produit l'erreur : Guerrero a identifié le fautif comme « el número 6 », Aguado, qui reçoit le carton rouge, alors que le coupable réel était Solana. Une bourde qui, trente ans plus tard, reste l'un des symboles de l'arbitrage espagnol, si prompt à offrir des moments d'anthologie, souvent aux dépens du Barça, comme le rappellent les supporters catalans avec une ironie teintée de résignation.

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