RDC
Tensions frontalières entre riverains de Sarambwe et de Bwindi
rdc
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Des pisteurs de la réserve de Sarambwe ont été agressés lundi par de présumés écogardes ougandais, selon un acteur de la société civile qui dénonce l'absence de suite donnée à la saisie de chèvres en avril. IMAGE : Réserve de Sarambwe, Parc de Bwindi, Nord-Kivu
Agression de pisteurs congolais
Des tensions persistent entre les communautés riveraines de la réserve naturelle de Sarambwe, située en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, et celles vivant autour du parc national impénétrable de Bwindi en Ouganda. Selon Radio Okapi, un acteur local de la société civile a rapporté jeudi 5 novembre que plusieurs pisteurs communautaires de Sarambwe ont été violemment agressés lundi par des présumés écogardes ougandais.
Muhindo Kibunga Elias, activiste environnemental à Rutshuru, cité par la même source, indique que cet incident s'inscrit dans la continuité d'un différend né en avril dernier. Il précise que la situation risque de dégénérer davantage en l'absence de réponse des gestionnaires de la réserve.
Continuer la lecture1 min
Origine du différend
D'après les explications de l'activiste rapportées par Radio Okapi, le conflit a éclaté lorsque des pisteurs de la réserve naturelle de Sarambwe avaient intercepté une trentaine de chèvres appartenant présumément à des éleveurs ougandais à l'intérieur de l'aire protégée. Les animaux avaient alors été conduits vers un poste de surveillance de la réserve.
Muhindo Kibunga Elias affirme que les propriétaires ougandais réclament depuis lors de savoir ce qu'il est advenu de leurs bêtes. Il souligne que les gestionnaires de la réserve naturelle de Sarambwe du côté congolais n'ont jamais communiqué d'informations précises sur le sort de ces animaux. Pour lui, cette absence d'explications claires alimente les tensions entre les deux communautés.
Appel au dialogue transfrontalier
Face à cette escalade, l'activiste appelle à une intervention rapide des autorités chargées de la conservation de la nature des deux côtés de la frontière. Il exhorte notamment l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l'Uganda Wildlife Authority à privilégier une solution concertée.
Muhindo Kibunga Elias recommande également l'implication de la Collaboration transfrontalière du Grand Virunga (GVTC). Il considère ce cadre comme approprié pour faciliter le dialogue entre les différentes parties et contribuer à l'apaisement de la situation autour de ces deux aires protégées frontalières.
À lire aussi
RDCLa REGIDESO forme ses cadres à l'intelligence artificielle après un bénéfice de 56,3 milliards
ECONOMIE
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
RDCKinshasa : femmes et jeunes mobilisés pour la paix et le développement
À l'occasion du 26e anniversaire de la résolution 1325 de l'ONU, une rencontre à Kinshasa a réuni acteurs et partenaires du projet TUFAULU PAMOJA pour renforcer la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix et de développement, rapporte Radio Okapi.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
RDCLe FRN juge le renouvellement de la MONUSCO sans base et réclame son retrait
Le Front pour la refondation de la nation (FRN) a déclaré le 3 novembre à Goma que le renouvellement du mandat de la MONUSCO n'est fondé sur « aucune base » et que son bilan est un « échec total » après 28 ans de présence.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
