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Économie

La société civile du Nord-Kivu réclame la suspension de certaines taxes

Selon Radio Okapi, la société civile du Nord-Kivu a adressé une lettre ouverte au Premier ministre le 2 octobre, rendue publique le 8 octobre à Beni, pour demander la suspension de taxes jugées trop lourdes dans un contexte de crises multiples.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La société civile du Nord-Kivu réclame la suspension de certaines taxes
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Une lettre ouverte au Premier ministre

La société civile du Nord-Kivu demande au gouvernement congolais de suspendre certains impôts, taxes et redevances appliqués aux biens et services dans les zones sous contrôle gouvernemental. Cette requête figure dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre le 2 octobre et rendue publique jeudi 8 octobre à Beni, selon Radio Okapi.

La structure citoyenne justifie son plaidoyer par une accumulation de crises sécuritaires, humanitaires, sanitaires et économiques qui dégradent fortement les conditions de vie des populations. Elle estime qu'une suspension momentanée de certaines charges fiscales permettrait d'alléger le fardeau des ménages et des opérateurs économiques.

Hausse de la redevance sur le carburant

La société civile cite notamment le cas du carburant transitant par le poste frontalier de Kasindi. D'après elle, la redevance appliquée à un mètre cube de carburant au niveau du FONER est passée de 25 dollars américains à 100 dollars. Cette augmentation aurait contribué à la hausse du prix à la pompe dans les villes de Beni et Butembo, où le litre se négocie actuellement autour de 4 500 francs congolais, contre 3 800 francs congolais habituellement, rapporte Radio Okapi.

Contexte sécuritaire et sanitaire

La lettre ouverte met également en avant les conséquences des mesures restrictives liées à la lutte contre la maladie à virus Ebola. Selon la société civile, ces mesures affectent la circulation des personnes et des biens, tout en perturbant les activités économiques de nombreux opérateurs de la province.

Face à cette combinaison de difficultés, guerre, déplacements de population, contraintes sanitaires et précarité croissante, la société civile appelle le gouvernement à adopter des mesures exceptionnelles pour accompagner les communautés du Nord-Kivu durant cette période jugée particulièrement difficile.

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