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RDC

La société civile accuse l'AFC/M23 de crimes de guerre à Walungu

La société civile Forces vives du groupement de Kaniola, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, dénonce des crimes de guerre qu'elle attribue à l'AFC/M23. Elle a saisi le BCNUDH, la MONUSCO et le CICR via une lettre de dénonciation.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La société civile accuse l'AFC/M23 de crimes de guerre à Walungu
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Selon Radio Okapi, la société civile Forces vives du groupement de Kaniola, située dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, accuse des rebelles de l'AFC/M23 d'exactions et de crimes de guerre dans la zone. Dans une lettre adressée au Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH), à la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ainsi qu'au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), elle pointe la responsabilité d'un officier de ce mouvement, le colonel Charles Kagigi, qu'elle décrit comme ayant instauré un « régime de terreur ».

Exactions documentées sur quatre jours

La structure citoyenne affirme avoir documenté plusieurs crimes sur une période de quatre jours. Le 21 septembre à Nzibira-Luntukulu, deux enseignants ont été torturés et ont subi une tentative d'assassinat, rapporte la source.

Le 23 septembre à Kashanja, un taximan originaire de Kalengera, identifié comme Zigashane Mashali, aurait été extorqué de 30 000 francs congolais (environ 13 dollars américains) avant d'être tué à coups de bâton.

Le 24 septembre à Kaniola, trois civils de retour d'un match de football de l'équipe nationale, les Léopards, ont été exécutés sommairement, selon le même document. La société civile cite les noms des victimes : Birhalugirakulimushi Jules, Kashokwire Kulimushi Isaac et Bizimana Ciraza.

Ces actes sont qualifiés de crimes de guerre par la société civile, qui rappelle qu'ils violent les Conventions de Genève et le Statut de Rome. Le colonel Kagigi est également accusé d'avoir publiquement juré de « raser le groupement de Kaniola ».

Demandes adressées aux instances internationales

Face à cette situation, la société civile exige le départ immédiat et sans condition du colonel Kagigi. Elle appelle les autorités à prendre conscience du calvaire subi par les populations et met en garde contre les conséquences de ces violences.

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