Politique
Salomon Kalonda appelle le Sénat à rejeter la loi référendaire
Le sénateur Salomon Kalonda Della exhorte la chambre haute à rejeter la proposition de loi sur le référendum, réadoptée par l'Assemblée nationale le 23 octobre. Il estime que le texte menace la Constitution de 2006 et pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Appel au rejet du texte
Le sénateur Salomon Kalonda Della appelle ses collègues du Sénat à rejeter la proposition de loi fixant les conditions d'organisation du référendum en République démocratique du Congo. Selon Radio Okapi, le texte a été adopté de nouveau vendredi 23 octobre à l'Assemblée nationale et doit être soumis à une seconde lecture au Sénat.
Dans un message publié sur son compte X dimanche 25 octobre, le sénateur rappelle sa lettre ouverte adressée le 15 juin dernier au chef de l'État. Il exhorte Félix Tshisekedi à ne pas promulguer cette proposition de loi. Pour Salomon Kalonda, la prise en compte des treize réserves d'interprétation formulées par la Cour constitutionnelle ne modifie pas le fond du texte.
Risques constitutionnels et paix à l'Est
Le sénateur critique également l'adoption de la proposition à l'Assemblée nationale sans la participation de l'opposition, qui a boycotté l'examen du texte. Il exhorte ses collègues de la chambre haute à mesurer les conséquences de leur vote lors de la seconde lecture. Il les appelle à considérer cette décision comme un moment déterminant pour l'avenir institutionnel du pays.
Salomon Kalonda estime que les efforts des autorités devraient se concentrer sur le rétablissement de la paix dans l'Est de la RDC, où les conflits continuent de provoquer des déplacements de population, plutôt que sur une démarche touchant à la Constitution. Il redoute qu'une éventuelle modification de la Loi fondamentale du 18 février 2006 puisse, à terme, permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat présidentiel. La Constitution limite pourtant à deux le nombre de mandats du président de la République.
Contexte d'adoption et boycott
Enfin, le sénateur appelle les Congolais à suivre les positions des parlementaires lors du vote et la décision finale du chef de l'État. Il rappelle que la Constitution issue du processus de paix de Sun City constitue, selon lui, un acquis collectif qui ne saurait être la propriété d'un parti politique ou d'un individu.
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