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RDC

RN17 : reprise du trafic mais multiplicité des barrières et tracasseries signalées

Le trafic a repris sur la RN17 entre Mongata et Bandundu après un an d'interruption, mais des barrières militaires y exigent des paiements illicites aux voyageurs, dénonce la société civile du Kwilu.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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RN17 : reprise du trafic mais multiplicité des barrières et tracasseries signalées
Photo d'illustration© Radio Okapi, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Selon Actualite.cd, le trafic a effectivement repris sur la route nationale 17 (RN17), après que le tronçon Mongata-Bandundu a été déserté pendant plus d'un an en raison de l'insécurité dans le territoire de Kwamouth. Les allers-retours sont de nouveau possibles, six mois après la reddition des miliciens Mobondo sur cet axe, évacués par la commission de pacification à l'œuvre depuis le début de l'année 2026.

Actuellement, les déplacements des personnes et les échanges commerciaux entre Bandundu et Kinshasa se déroulent sans inquiétude sécuritaire majeure, rapporte la même source. Le dispositif de sécurité est renforcé dans plusieurs villages le long de la route. Les bus, les gros camions et les véhicules privés empruntent de plus en plus ce tronçon.

Témoignages de voyageurs et extorsions

La réouverture de cette route est saluée par Stany Libie, l'un des chefs traditionnels à Kwamouth. « Depuis le passage de la Commission de pacification, le trafic a vraiment repris. Les commerçants circulent. Que ce soit les produits agricoles ou manufacturés, tout s'échange librement. Le trafic a repris et tout est redevenu normal. Tous ceux qui veulent se rendre à Kinshasa prennent la RN17 et il ne se pose pas de problème actuellement », a-t-il déclaré à Actualite.cd.

Sur la route, plusieurs barrières militaires sont érigées. Elles sont destinées au contrôle d'identité des voyageurs. Cependant, la situation est tout autre selon les témoignages de plusieurs voyageurs recueillis par Actualite.cd. Le passage à ces barrières est devenu un véritable calvaire.

Du village Masiambio à Mongata, il faut compter au moins cinq barrières. Ici, une somme allant de 1 000 à 2 000 FC est exigée par les forces de défense et de sécurité après la vérification des cartes d'électeur. Les voyageurs qui n'en possèdent pas sont contraints de descendre des véhicules, avec, selon certains témoignages, des risques de violences physiques.

« De Mongata à Masiambio, il y a plusieurs postes de contrôle. Il faut descendre à chacune des barrières pour payer de 1 000 à 2 000 FC, comme si c'était l'offrande à déposer dans le panier. Chaque voyageur doit payer. Si tu n'as pas d'argent, c'est difficile. Si tu blagues, ils vont te rosser de coups », a confié, sous anonymat, un voyageur à son arrivée à Bandundu.

Dénonciation de la société civile

Au croisement de la RN17 avec la RN1, c'est un nouveau chapitre. Les véhicules qui y arrivent de nuit ne seraient pas non plus épargnés par les exigences financières. Selon le Cadre de concertation de la société civile du Kwilu, qui dénonce cette situation, Mongata et le pont Maï-Ndombe sont deux points de contrôle où des tracasseries sont signalées.

« Au pont Maï-Ndombe, les militaires exigent 2 000 FC par passager à bord des bus. À Mongata, 2 000 FC par passager avec carte. Sans carte, c'est 5 000 FC. À défaut de payer, on vous débarque du véhicule ou on vous passe à tabac. Tous ces frais sont illicites et nous demandons aux autorités de la onzième région militaire de remettre de l'ordre », a déclaré Placide Mukwa, président du Cadre de concertation de la société civile du Kwilu, à Actualite.cd.

Contexte économique et sécuritaire

Bien avant la crise des Mobondo, la RN17 était la principale voie d'évacuation des produits agricoles venant de Kwamouth, considéré comme l'un des greniers agricoles de l'Ouest du pays, rappelle Actualite.cd.

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