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Économie

La riposte anti-Ebola à Kasindi perturbe le commerce transfrontalier à Beni

La fermeture de la frontière de Kasindi décidée par l'Ouganda dans le cadre de la riposte contre Ebola entraîne une hausse des prix et des retards d'approvisionnement pour les commerçants de Beni, au Nord-Kivu, selon Radio Okapi le 17 septembre 2026.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La riposte anti-Ebola à Kasindi perturbe le commerce transfrontalier à Beni
Photo d'illustration© Dilip Raj Baral, Wikimedia Commons (CC0)

Selon Radio Okapi, la fermeture du poste frontalier de Kasindi, reliant Beni (Nord-Kivu) à l'Ouganda, perturbe fortement les échanges commerciaux depuis sa mise en œuvre par les autorités ougandaises dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette mesure empêche les commerçants congolais de se rendre physiquement en Ouganda pour s'approvisionner, modifiant en profondeur les circuits d'approvisionnement habituels.

Une frontière fermée sur décision de Kampala

Radio Okapi rapporte que la fermeture du poste frontalier a été décidée par Kampala. Pour les opérateurs économiques de Beni, cette décision rend impossible le déplacement direct vers les marchés ougandais. Un commerçant interrogé par la radio explique qu'auparavant, il suffisait de payer un visa, d'acheter les marchandises et de les faire acheminer sans difficulté jusqu'à Beni. Désormais, les transactions nécessitent des transferts d'argent, ce qui alourdit les coûts et complexifie la logistique.

Des délais et des coûts en forte hausse

Le même témoignage indique que les délais d'acheminement se sont considérablement allongés. Alors que les marchandises arrivaient auparavant en une semaine, le délai peut désormais atteindre trois mois. Cette rupture dans la chaîne d'approvisionnement réduit les revenus des commerçants et crée une pénurie de certains produits sur les marchés locaux de Beni et ses environs.

Hausse des prix et pouvoir d'achat en baisse

Du côté des consommateurs, la situation se traduit par une augmentation des prix des produits de première nécessité. Un habitant de Kisindi cité par Radio Okapi donne l'exemple d'un carton de mayonnaise dont le prix serait passé de 68 à 73 dollars. Plusieurs ménages déclarent éprouver des difficultés à satisfaire leurs besoins quotidiens. Une ménagère souligne que cette crise économique exerce une pression forte sur les familles, caractérisée par une baisse du pouvoir d'achat et une augmentation des dépenses. Elle exprime l'espoir que l'éradication de la maladie permette la réouverture de la frontière et le retour à la normale des activités.

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