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RDC

RDC : le ministre de la Santé affirme que le pic de l'épidémie Ebola est dépassé

Le ministre congolais de la Santé Samuel Roger Kamba déclare sur RFI le 15 octobre que le pic de l'épidémie Ebola est derrière le pays, avec une baisse des nouveaux cas quotidiens, tout en confirmant un déplacement de l'épicentre vers le Nord-Kivu.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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RDC : le ministre de la Santé affirme que le pic de l'épidémie Ebola est dépassé
Photo d'illustration© Hardy BOPE / European Union, 2026 / EC - Audiovisual Service, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Un pic épidémique dépassé selon le ministre

Le ministre congolais de la Santé publique, de l'Hygiène et de la Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a affirmé jeudi 15 octobre sur RFI que « le pic de l'épidémie est derrière nous ». Selon lui, le pic correspond au nombre maximal de nouveaux cas et de décès quotidiens. Au plus haut de l'épidémie, le pays a enregistré environ 120 nouveaux cas par jour et 50 décès par jour. Actuellement, la moyenne lissée sur trois semaines se situe entre 50 et 70 nouveaux cas par jour, avec une variabilité journalière. Le ministre précise que cette baisse ne signifie pas la fin de l'épidémie.

D'après les chiffres communiqués lors de l'entretien, la République démocratique du Congo compte « au-delà de 9 000 cas » et « au-delà de 4 300 décès », soit une létalité d'environ 48,2 %. Le ministre, qui est également médecin pédiatre, indique qu'un vaccin pourrait être lancé « d'ici deux mois ».

Déplacement de l'épicentre vers le Nord-Kivu

Samuel Roger Kamba confirme les observations d'ONG comme Médecins sans Frontières : l'épicentre de l'épidémie s'est déplacé de l'Ituri vers le Nord-Kivu. L'épidémie a débuté dans la zone minière de Mongbwalu, en Ituri. La mobilité des travailleurs, dont beaucoup originaires du Nord-Kivu, a favorisé la propagation rapide du virus. Les foyers actifs se situent désormais à la frontière entre les deux provinces, avec plus de nouveaux cas au Nord-Kivu qu'en Ituri.

Le ministre identifie trois zones de vigilance accrue : Beni, Butembo et Katwa. Le gestionnaire de l'incident, le professeur Ahuka, est déployé à Beni pour tenter d'endiguer la transmission. Sur place, un laboratoire a été installé pour accélérer le diagnostic. Des équipes de traitement appliquent le protocole Meuri, qui inclut l'utilisation du Remdésivir. Selon le ministre, ce médicament donne « des résultats très positifs » s'il est administré précocement aux malades et aux contacts.

Accès limité dans les zones rebelles

Concernant les localités de Kayna et d'Alimbongo, sous contrôle de groupes armés, le ministre reconnaît l'absence de contact direct avec les rebelles. Les équipes sur le terrain parviennent toutefois à transmettre ponctuellement des résultats de laboratoire. Ces données restent partielles : « ça ne dit rien par rapport à la situation réelle des malades dans ces zones contrôlées », explique Samuel Roger Kamba.

Le ministre suggère que la lutte contre Ebola pourrait constituer une cause commune pour tous les Congolais, indépendamment de leurs affiliations politiques ou militaires. Il évoque la possibilité d'inscrire ce sujet à l'ordre du jour de futurs pourparlers au Qatar.

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