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RDC

RDC : Jean-Pierre Bemba évoque des déficits historiques dans le secteur des transports

Jean-Pierre Bemba, vice-premier ministre et ministre des Transports, a affirmé devant le Sénat congolais que le secteur des transports en RDC est confronté à des déficits historiques, lors de sa présentation le vendredi 16 octobre 2026 à Kinshasa.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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RDC : Jean-Pierre Bemba évoque des déficits historiques dans le secteur des transports
Photo d'illustration© Ministry of External Affairs, Wikimedia Commons (GODL-India)

Jean-Pierre Bemba a été invité à la plénière du Sénat ce vendredi 16 octobre pour expliquer les accidents maritimes, aériens, ferroviaires et routiers à répétition à travers le pays. Lors de son intervention, il s'est défendu d'avoir hérité d'un secteur « confronté à des déficits historiques ». Il a présenté une analyse du secteur des transports, qu'il décrit comme étant à un moment charnière de son développement mais entravé par plusieurs facteurs.

Selon lui, le secteur souffre non seulement d'une insuffisance d'infrastructures, mais aussi de problèmes systémiques. Il a cité la vétusté des infrastructures de transport en RDC, la faible connexion entre les différents modes de transport, le déficit chronique d'entretien et de maintenance, ainsi que l'insuffisance des équipements de sécurité et des données liées à la digitalisation. Il a également mentionné une gouvernance encore perfectible des entreprises publiques du secteur.

Sur le fond, Jean-Pierre Bemba a pointé la faiblesse dans la régulation du secteur, le coût logistique élevé, la forte dépendance du pays aux transports routiers et la faible exploitation du potentiel fluvial et ferroviaire. Il a affirmé que, depuis son avènement en juin 2024, il avait engagé des actions concrètes dans plusieurs domaines et changé la méthodologie de travail.

Il a détaillé sa politique, consistant à moderniser plutôt que de réparer provisoirement, à prévenir plutôt que de guérir, à digitaliser plutôt que de gérer manuellement, et à contrôler plutôt que de constater. Le vice-premier ministre a rappelé le programme du gouvernement pour son secteur, couvrant la période 2024-2028, qui prévoit la construction, la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de transport maritime, fluvial, aérien et ferroviaire. Ce programme ambitionne également l'acquisition et la réhabilitation des équipements et matériels, ainsi que l'amélioration des services.

En RDC, le secteur des transports reste sous le feu des critiques de l'opinion, qui déplore les désordres qui le caractérisent. Plusieurs observateurs accusent l'actuel ministre de se focaliser sur le transport aérien, au détriment des transports routiers et fluviaux, souvent associés à des accidents meurtriers. À Kinshasa, par exemple, les véhicules privés assurant le transport en commun sont majoritairement en mauvais état et datent du XXe siècle. La qualité des conducteurs est également mise en cause, notamment pour leur mépris du Code de la route.

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