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Économie

La RDC envisage un prêt d'urgence de 500 millions de dollars auprès de la Banque mondiale

Le ministre des Finances Doudou Fwamba a présenté au Conseil des ministres du 9 octobre 2026 l'adhésion au Cat DDO, un instrument de la Banque mondiale offrant jusqu'à 500 millions de dollars décaissables en cas d'urgence déclarée.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La RDC envisage un prêt d'urgence de 500 millions de dollars auprès de la Banque mondiale
Photo d'illustration© Goshen GIPOY, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le gouvernement congolais envisage de souscrire au « Catastrophe Deferred Drawdown Option » (Cat DDO), un instrument de financement de la Banque mondiale qui met à disposition des ressources préapprouvées n'excédant pas 500 millions de dollars. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, en a informé le Conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026, qui en a pris acte, selon Politico.cd.

Un mécanisme de tirage différé

Le mécanisme ne verse rien tant qu'aucune urgence n'est déclarée. Les ressources sont négociées, approuvées et placées en réserve, puis mobilisables sous forme d'appui budgétaire dès qu'une urgence est déclarée, rapporte la même source. Le plafond annoncé représente 10 % du solde non engagé des ressources du portefeuille de la Banque mondiale en République démocratique du Congo. L'intérêt tient au calendrier : un financement d'urgence ordinaire se négocie après la catastrophe, quand les semaines perdues coûtent des vies, alors qu'un tirage différé se débloque dans les jours qui suivent. Le ministre a justifié la démarche par l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des catastrophes naturelles, des crises sanitaires et des chocs climatiques.

Des conditions préalables non détaillées

L'instrument n'est pas gratuit en réformes. Il doit être accompagné de politiques destinées à renforcer la résilience urbaine, la préparation aux catastrophes et la capacité de réponse aux urgences. Le ministre des Finances a exposé quatre mesures stratégiques potentielles pour activer le mécanisme, mais le compte rendu ne les nomme pas, précise Politico.cd. Ces conditions préalables sont la contrepartie du guichet et elles engagent des administrations entières : codes de construction, cartographie des risques, chaîne de commandement en cas d'urgence, fonds national de réponse.

Un contexte marqué par des crises récurrentes

Le besoin n'est pas théorique. Au cours de la seule période allant du 24 septembre au 6 octobre, la ministre d'État en charge des Affaires sociales a recensé devant le même Conseil des pluies diluviennes à Luiza, dans le Kasaï Central, un accident routier meurtrier à Kamalunda, dans la Lomami, un naufrage à Lukolela dans l'Équateur et une épidémie de choléra dans la Tshuapa, selon la même source. S'y ajoutent une épidémie d'Ebola qui a dépassé les 8 600 cas et les 4 100 décès et, chaque saison des pluies, des inondations à Kinshasa dont le lien avec les caniveaux obstrués est documenté.

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