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RDC

RDC : 79% des candidates aux élections locales ont subi des violences en 2025 selon ONU Femmes

Près de huit femmes candidates sur dix aux élections locales en RDC ont été confrontées à des violences pendant la campagne de 2025, selon un rapport d'ONU Femmes et du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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RDC : 79% des candidates aux élections locales ont subi des violences en 2025 selon ONU Femmes
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Selon un rapport intitulé « The Gender Snapshot 2026 » publié par ONU Femmes et le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies, 79 % des femmes candidates aux élections locales en République démocratique du Congo ont été confrontées à des violences pendant la campagne électorale de 2025. Ce taux place la RDC au premier rang parmi les quatre pays pour lesquels le document publie des données sur les candidates aux scrutins locaux, rapporte Actualite.cd.

Comparaison avec d'autres pays

Le rapport indique que la RDC devance la Colombie, où 77 % des candidates ont subi des violences, la Côte d'Ivoire avec 57 % et le Kirghizistan avec 40 %. À l'échelle des treize pays étudiés, huit candidates sur dix aux élections parlementaires et six sur dix aux élections locales ont subi au moins une forme de violence pendant leur campagne, selon les mêmes sources.

Types de violences et portée

Les violences recensées peuvent être de nature psychologique, sexuelle, économique ou physique, précise le rapport. Elles peuvent se produire pendant les campagnes électorales et viser à dissuader les femmes de se présenter ou de poursuivre leur engagement politique. Les femmes déjà élues restent également exposées : la moitié des membres féminins des gouvernements locaux interrogées dans les pays couverts par l'étude déclarent avoir subi des violences pendant l'exercice de leurs fonctions, selon le document.

Obstacles structurels et quotas

ONU Femmes considère ces violences comme l'un des obstacles structurels à la participation politique des femmes, au même titre que l'inégalité d'accès aux financements électoraux, les normes sociales discriminatoires et les biais dans les systèmes de désignation. Selon le document, le coût d'une campagne électorale peut, dans certains pays, dépasser cent fois le revenu annuel moyen par habitant, ce qui pénalise particulièrement les femmes et les personnes issues des milieux défavorisés.

L'organisation souligne par ailleurs que les quotas électoraux peuvent accélérer la représentation féminine. Dans les pays disposant de quotas considérés comme solides, les femmes occupent en moyenne 39,5 % des sièges dans les chambres basses ou uniques des parlements, contre 23,4 % dans les pays sans quota, rapporte Actualite.cd en citant le rapport.

Limites du rapport

Le rapport ne précise toutefois ni le nombre de candidates interrogées en RDC, ni la répartition des violences entre les catégories psychologiques, sexuelles, économiques et physiques. La méthodologie détaillée et l'étude source sont annoncées comme devant être publiées ultérieurement par ONU Femmes, selon Actualite.cd.

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