Politique
PPRD Activities Banned : DR Congo Stability Outlook
Le ministère de l'Intérieur a interdit les activités de 13 partis politiques, dont le PPRD, le 15 octobre 2026, sans citer de base légale, selon un communiqué rapporté par Actualite.cd et Rio Times Online, alors que la stabilité du pays dépend d'une décision du Conseil d'État, d'un dialogue national
Par Rédacteur NIE
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Le ministère de l'Intérieur a interdit les activités de 13 partis politiques le 15 octobre 2026, dont le PPRD de Joseph Kabila, selon le communiqué rapporté par Actualite.cd et Rio Times Online. Cette interdiction couvre également les partis dirigés par Matata Ponyo, Seth Kikuni, Claudel Lubaya, Franck Diongo, Thomas Lubanga et Corneille Nangaa. Le message ne donne aucune raison et ne mentionne pas le FRN, contrairement à des suspensions antérieures.
Cette mesure diffère de la suspension du PPRD du 19 avril 2025, lorsque le ministère avait accusé le parti de « complicité silencieuse » face à la rébellion, selon Actualite.cd. À l'époque, le PPRD avait affirmé que la suspension avait pris fin après 18 jours, en se référant à une limite de 15 jours dans la loi sur les partis, tandis qu'en octobre 2025, le ministère avait suspendu 12 partis et demandé au Conseil d'État de les dissoudre, selon ACP. Un conseiller du ministère, Paul Kabwe, avait alors expliqué que la loi interdit l'activité militaire ou paramilitaire aux partis et permet leur dissolution, selon Radio Okapi.
Le communiqué du 15 octobre 2026 ne cite aucune base légale, contrairement à celui de 2025 qui faisait référence à la loi sur les partis et à un dépôt devant le tribunal, selon Actualite.cd. Le parti AARC figure sur la nouvelle liste mais n'était pas parmi les 12 partis suspendus en octobre 2025 selon ACP. Le ministère n'a pas précisé pourquoi il a agi maintenant, combien de temps l'ordre dure ou sur quelle loi il s'appuie, et il reste inconnu si le dossier de 2025 devant le Conseil d'État est toujours ouvert.
L'interdiction restreint les activités des partis mais ne les dissout pas, contrairement à la demande de 2025, selon Actualite.cd. En 2025, la plateforme d'opposition Sauvons la RDC avait qualifié les suspensions d'« acte de guerre contre le pluralisme politique », selon Radio Okapi, et Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka, avait averti que bloquer des partis avant les élections de 2028 était un abus de pouvoir. L'article 6 de la Constitution reconnaît le pluralisme politique et permet aux partis de fonctionner librement dans le respect de la loi, de l'ordre public et de la morale, tandis que l'article 220 interdit toute révision constitutionnelle qui mettrait fin au pluralisme politique et syndical.
Le lancement du FRN a déjà entraîné des démissions au sein du PPRD, avec Patrick Nkanga et Allegra Fosh Ngalula qui ont quitté le parti, et l'ancien ministre Félix Kabange Numbi qui soutient le front, selon Actualite.cd et ACP. Corneille Nangaa, vice-président du FRN, est le seul nom sur la liste des partis interdits qui occupe également un poste de direction dans le FRN.
Le Conseil d'État avait reçu la demande de dissolution du ministère en octobre 2025, mais aucun des rapports consultés ne mentionne une décision, selon le texte. Un jugement montrerait si une interdiction peut être maintenue sans base légale déclarée. Par ailleurs, le RCD-KML, parti de la coalition au pouvoir, souhaite un dialogue national inclusif, tandis que sur le front, le FRN administre Goma et a ouvert l'année universitaire là-bas le 15 octobre malgré une suspension de l'enseignement à Kinshasa datant du 20 août 2026, selon Actualite.cd, montrant deux administrations en concurrence pour les mêmes étudiants.
Les États-Unis ont exhorté l'armée congolaise et le FRN à s'appuyer sur les discussions en Suisse, selon Radio Okapi du 14 octobre. L'interdiction des activités du PPRD et celle de 12 autres partis réduit l'espace politique, ce qui pourrait compliquer un processus où un mouvement armé existe déjà en dehors du système de Kinshasa. Aucune perturbation n'est signalée dans le secteur minier : l'ordre vise les activités des partis, pas les entreprises ou les exportations, et la production de cuivre et de cobalt se situe principalement dans le sud-est, loin de la ligne de front du Kivu.
Actualite.cd, citant des sources anonymes, a rapporté des frappes de drones du FRN sur des positions de l'armée à Musimba/Shovu en Masisi le 15 octobre, mais ce rapport n'est pas confirmé indépendamment et ne donne aucun chiffre de pertes. Aucune source ne précise si un parti interdit ira devant les tribunaux ou si les gouverneurs provinciaux ont appliqué l'ordre, puisque le message leur demandait de faire un retour d'information.
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