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RDC

Plus de 24 600 déplacés après la reprise des violences à Djugu (OCHA)

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Par Rédacteur NIE

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Plus de 24 600 déplacés après la reprise des violences à Djugu (OCHA)
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Selon Radio Okapi citant un rapport OCHA du 15 octobre, plus de 24 600 personnes ont fui les affrontements entre CODECO et CRP en septembre dans le territoire de Djugu en Ituri. IMAGE : Ituri Djugu OCHA déplacés

La reprise des violences armées dans le territoire de Djugu, en province de l'Ituri, a provoqué le déplacement de plus de 24 600 personnes au cours du mois de septembre 2026. C'est ce qu'indique le récent rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), publié le 15 octobre 2026, selon Radio Okapi.

Contexte des affrontements

D'après l'agence onusienne, la détérioration de la situation sécuritaire intervient après plusieurs mois d'accalmie. Les affrontements ont principalement touché les zones de Fataki, Drodro et Lita. Ils opposent les miliciens de la CODECO aux combattants de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP). Face à l'insécurité croissante, plus de 24 600 habitants ont été contraints d'abandonner leurs villages pour trouver refuge dans des localités jugées plus sûres.

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Situation humanitaire et accès

La majorité des déplacés est actuellement accueillie par des familles hôtes déjà confrontées à des conditions de vie difficiles. Selon OCHA, ces populations ont des besoins humanitaires urgents, notamment en articles ménagers essentiels, en eau potable, en nourriture, en kits d'hygiène et en services de protection. L'organisation indique également que les affrontements ont causé la mort d'au moins 16 civils, parmi lesquels figureraient des personnes déplacées.

La recrudescence de l'insécurité a par ailleurs perturbé les opérations humanitaires dans plusieurs zones affectées. OCHA rapporte que certains partenaires humanitaires ont été contraints de suspendre temporairement leurs activités dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de la sécurité alimentaire et de l'assistance monétaire. Le site de Rhoo, qui hébergeait déjà plus de 50 000 personnes, fait partie des zones particulièrement affectées par l'afflux de nouveaux déplacés.

Risques pour la riposte Ebola

OCHA alerte également sur les conséquences de cette insécurité pour les interventions sanitaires en cours. La limitation des mouvements des équipes humanitaires pourrait notamment perturber les activités de riposte contre la maladie à virus Ebola dans les zones concernées. Face à l'aggravation de la crise, les acteurs humanitaires appellent à un renforcement de la protection des civils et à la reprise des activités d'assistance afin de répondre aux besoins grandissants des populations touchées.

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