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RDC

Au moins 5 000 déplacés fuient des menaces d'attaques à Djugu

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Au moins 5 000 déplacés fuient des menaces d'attaques à Djugu
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Lundi 12 octobre, au moins 5 000 déplacés ont fui les sites de Roe et Djangi dans le territoire de Djugu en Ituri après des menaces attribuées à la CODECO, selon Radio Okapi citant la MONUSCO. IMAGE : Djugu Ituri MONUSCO déplacés

La situation sécuritaire et humanitaire s'est brusquement dégradée, lundi 12 octobre, dans le territoire de Djugu, en province de l'Ituri. Des milliers de civils ont abandonné les sites de déplacés de Roe et de Djangi pour trouver refuge auprès des bases de la MONUSCO, à la suite de menaces d'attaques attribuées à des miliciens de la CODECO, rapporte Radio Okapi.

Mouvement de population vers les bases de la MONUSCO

Selon la MONUSCO, ces mouvements de population interviennent dans un contexte de fortes tensions liées à la présence présumée d'éléments de la CRP au sein des sites de déplacés, recherchés par la CODECO. Depuis la matinée de lundi, environ 4 750 personnes se sont rassemblées autour de la base de la MONUSCO à Roe, tandis que 1 400 autres ont trouvé refuge à Drodro, craignant une attaque imminente.

Face à la menace, les Casques bleus ont renforcé leur dispositif de protection et procédé à plusieurs tirs de sommation afin de dissuader les éléments armés de s'approcher des populations civiles. Au total, 4 800 cartouches ont été tirées au cours de la matinée dans le cadre de ces opérations de sécurisation, indique la mission onusienne citée par Radio Okapi.

Bilan humain et incidents à Blukwa

La fuite des déplacés a eu des conséquences dramatiques. Deux enfants seraient morts lors de l'exode vers la base de Roe. Par ailleurs, 32 civils ont reçu une assistance médicale assurée par les équipes de la MONUSCO sur place.

Dans la zone de Blukwa, la violence a également été signalée. Au moins un homme aurait été tué et plusieurs habitations incendiées lors d'une incursion attribuée à des miliciens de la CODECO.

Dispositif de la MONUSCO

Alors que la situation demeure particulièrement tendue dans cette partie de l'Ituri, la MONUSCO indique maintenir ses troupes en état d'alerte et intensifier ses patrouilles afin de surveiller les mouvements des groupes armés et de renforcer la protection des populations civiles.

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