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Politique

Maï-Ndombe : le gouverneur sollicite un moratoire sur l'interdiction des baleinières en bois

Le gouverneur du Maï-Ndombe, Nkoso Kevani Lebon, sollicite un moratoire sur l'interdiction de la navigation des embarcations en bois prévue pour entrer en vigueur le 15 novembre prochain sur le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d'eau et les lacs, afin d'éviter la malnutrition et la raret

Par Rédacteur NIE

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Maï-Ndombe : le gouverneur sollicite un moratoire sur l'interdiction des baleinières en bois
Photo d'illustration© T. Claeys Boùùaert, Wikimedia Commons (CC BY 2.5)

Une mesure contestée pour ses impacts socio-économiques

Le gouverneur du Maï-Ndombe, Nkoso Kevani Lebon, a adressé une correspondance au vice-Premier ministre, ministre des Transports, pour solliciter un moratoire sur l'interdiction de la navigation des embarcations en bois, selon Actualite.cd. Cette mesure, prévue pour entrer en vigueur le 15 novembre prochain, concerne le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d'eau et les lacs. Selon l'autorité provinciale, ces embarcations constituent le principal moyen de transport des personnes et d'évacuation des produits de la pêche et de l'agriculture, dont dépend une grande partie de la population. Le gouverneur redoute notamment la malnutrition, la hausse des prix, la pénurie des denrées alimentaires ainsi que la rareté des produits manufacturés et pharmaceutiques. Il évoque également le risque de blocage de la circulation des personnes et de leurs biens, de ralentissement dans l'exécution des missions de service par les agents de l'État, de réduction des revenus des ménages et de diminution des recettes.

Appel à la mise en place d'alternatives sécurisées

Nkoso Kevani Lebon rappelle que les embarcations sécurisées promises par le gouvernement sont toujours en cours de mise en œuvre, selon Actualite.cd. De son côté, le président de la société civile de Kutu, Fidèle Lizorongo, plaide également pour la levée de cette mesure, afin de préserver les moyens de subsistance de la population. Il estime que l'interdiction, sans mise à disposition préalable d'embarcations sécurisées, risque de perturber considérablement les activités économiques et les déplacements dans cette partie du pays. Fidèle Lizorongo déclare que le VPM devait d'abord réfléchir aux conséquences sur la vie de la population, tant dans les villes qu'à la périphérie, en ce qui concerne le ravitaillement et l'évacuation des produits alimentaires, vivriers et manufacturés. Il suggère aussi d'accorder aux armateurs un délai raisonnable pour construire des navires métalliques afin de sécuriser la navigation fluviale.

Un enjeu vital pour la province du Maï-Ndombe

Le Maï-Ndombe fait partie des provinces disposant d'importantes ressources hydriques, selon Actualite.cd. Ses nombreuses rivières et son lac constituent les principales voies d'évacuation des produits et de déplacement de la population. Les baleinières en bois sont les seules embarcations à assurer la navigation en l'absence de bateaux. Cette dépendance aux embarcations en bois explique l'inquiétude du gouverneur et de la société civile face à l'application de l'interdiction sans alternatives disponibles.

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