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RDC

Des leaders communautaires demandent la relance du dialogue sur l'accord d'Aru 2 en Ituri

Des leaders communautaires de l'Ituri appellent le gouvernement provincial et les groupes armés à évaluer la mise en œuvre de l'accord d'Aru 2, signé en juin 2025, selon Radio Okapi le 5 octobre 2026.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Des leaders communautaires demandent la relance du dialogue sur l'accord d'Aru 2 en Ituri
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Des leaders communautaires de l'Ituri ont publié une déclaration le week-end pour demander une rencontre entre le gouvernement provincial et les responsables des groupes armés. Selon Radio Okapi, ils souhaitent évaluer le niveau d'exécution de l'accord de paix d'Aru 2. Ils estiment que le non-respect des engagements pris par les parties contribue à la reprise des violences dans le territoire de Djugu.

Contenu de l'accord d'Aru 2

Signé en juin 2025 à Aru, l'accord d'Aru 2 prévoit notamment la cessation des attaques contre les civils et les positions des FARDC. Il interdit également aux groupes armés de circuler avec leurs armes et prévoit leur adhésion au processus de désarmement. Les leaders communautaires souhaitent aujourd'hui identifier les difficultés et déterminer les responsabilités dans les manquements constatés.

Nécessité d'un accompagnement renforcé

Pour Claude Mateso, l'un des leaders communautaires cités par Radio Okapi, les groupes armés auraient dû bénéficier d'un accompagnement et d'un suivi plus étroits dans le cadre du processus de paix. « Les groupes armés, ils devaient être accompagnés, ils devaient être suivis à la ligne pour qu'on ne puisse pas atterrir au dérapage », estime-t-il. Les acteurs communautaires plaident ainsi pour la reprise du dialogue et l'accélération du processus de paix.

Défis du processus de désarmement et inclusion de la CRP

En mars 2026, la société civile provinciale avait déjà appelé à accélérer le désarmement des miliciens et à renforcer le suivi de l'accord d'Aru 2, rapporte Radio Okapi. Les leaders demandent également un processus plus inclusif, avec l'implication de la Convention pour la révolution populaire (CRP), dirigée par Thomas Lubanga, qui poursuit ses activités armées dans certaines zones de l'Ituri. La CRP n'avait pas participé aux discussions ayant abouti à l'accord d'Aru 2. Des groupes armés signataires, notamment MAPI et Zaïre, ont par la suite rejoint cette structure non signataire.

Jean-Claude Ngajole, un autre leader cité par la même source, souligne que le fonctionnement du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) constitue un défi majeur. « Le PDDRC-S ne fonctionne même pas, on dirait, sur le terrain. Ça, c'est aussi un défi qui a fait tomber l'accord d'Aru 2 », affirme-t-il. Les leaders communautaires souhaitent une reprise des discussions pour évaluer les engagements, élargir la participation et relancer les efforts de désarmement.

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