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L'UEFA rouvre le dossier Negreira : un « Clásico à Nyon » sous l'arbitrage de Ceferin

Selon Marca, l'UEFA rouvre le cas Barça-Negreira, menaçant le club catalan d'exclusion européenne, tandis que le Real Madrid de Florentino Pérez pousse son avantage auprès de Ceferin.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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L'UEFA rouvre le dossier Negreira : un « Clásico à Nyon » sous l'arbitrage de Ceferin
Photo d'illustration© Alexey M., Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Un « Clásico » institutionnel à Nyon

L'UEFA a décidé de rouvrir l'enquête sur l'affaire Negreira, impliquant le FC Barcelone, selon une analyse publiée le 2 octobre 2026 par le quotidien sportif espagnol Marca. L'organe de presse madrilène qualifie cette procédure d'un « Clásico en Nyon », faisant référence au siège de l'instance européenne en Suisse. Cette fois-ci, précise l'éditorialiste, l'arbitre de la rencontre n'est pas José María Enríquez Negreira, ni l'un des arbitres ayant progressé sous son égide au Comité technique d'arbitrage (CTA), mais le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin.

La menace d'exclusion plane sur le Barça

D'après Marca, la réouverture de ce dossier constitue une menace sérieuse que le « barcelonisme » ferait bien de ne pas sous-estimer. Le délit de corruption sportive, que l'appareil politico-sportif espagnol aurait laissé prescrire lors d'une manœuvre qualifiée de « moralité douteuse » par le journal, n'est pas éteint au niveau européen, ni devant la FIFA. Les conséquences potentielles sont lourdes : sanctions sportives, économiques, voire pénales. L'exclusion des compétitions européennes est présentée comme une « possibilité réelle ». Ce serait une première pour une grande puissance continentale, avec un impact direct sur les revenus des compétitions, les contrats de sponsoring et la capacité d'attirer de nouveaux joueurs.

Le contexte juridique ne joue pas en faveur du club catalan, note la source. Un juge espagnol a qualifié les faits de « corruption systémique ». Marca établit un parallèle avec l'affaire Manchester City en Premier League, dessinant un climat de « pression maximale » pour les clubs naviguant aux frontières de la légalité. Si City a été sanctionné en interne, la cause du Barça reste vivante à l'UEFA car la prescription n'existe pas dans ce cadre juridique, rappelle l'article, citant les précédents de Lance Armstrong et de la Juventus, déchus de titres.

Le Real Madrid, partie prenante via Florentino Pérez

La situation est décrite comme « hautement complexe ». Le Real Madrid, revenu dans le giron de l'UEFA après avoir menacé de rupture via le projet de Superligue, s'investit pleinement dans ce combat, devenu le « grand cheval de bataille » de son président Florentino Pérez. Le fameux rapport du club blanc, naguère moqué par certains, aurait « fait l'effet d'une bombe à Nyon ». C'est là que se joue, selon Marca, « le Clásico le plus déterminant de l'histoire ». L'éditorial conclut par une pique : « Cette fois, c'est Ceferin qui siffle, pas Negreira ni l'un de ses "poussins". On commence par quelque chose. »

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