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Kinshasa : quatre plans en cinquante ans et 88 % de rues en terre
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Par Rédacteur NIE
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Le gouverneur a présidé le 31 août une réunion sur un nouveau plan de circulation touchant 200 kilomètres de voiries. Depuis 1967, quatre plans de transport ou d'urbanisme se sont succédé sans être appliqués. Le plan directeur de 2019 chiffre à 88 % la part des routes en terre. IMAGE : Kinshasa voirie, aéroport N'Djili, commune Gombe
Une réunion pour un nouveau plan de circulation
Le gouverneur de Kinshasa a présidé le 31 août une réunion consacrée à un nouveau plan général de circulation, rapporte Politico.cd. Selon Top Congo FM, cité par la même source, plus de 200 kilomètres de voiries pourraient être concernés. Une phase pilote est prévue dans la commune de la Gombe et sur l'axe reliant l'aéroport international de N'Djili au centre-ville. Ce projet s'ajoute à une série de documents de planification élaborés depuis plus de cinquante ans.
Quatre plans sans application depuis 1967
Le premier document, le plan régional de 1967 dit plan Auguste Arsac, visait à maîtriser l'extension de la ville sur 12 000 hectares. Selon une étude de Gulain Amani Mushizi, doctorant à l'Université libre de Bruxelles et enseignant à l'Institut supérieur d'architecture et d'urbanisme de Kinshasa, publiée en août 2022 et citée par Politico.cd, ce plan « n'a jamais été approuvé » et n'a joué qu'un « rôle indicatif ». En 1975, l'occupation réelle atteignait déjà 20 000 hectares.
Un deuxième schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme a été élaboré en 1975-1976 par le Bureau d'études d'aménagement urbain avec l'appui de la Banque mondiale. « Comme pour le plan Arsac, il ne sera jamais approuvé », note la même étude. Les auteurs du plan suivant ont tiré trois leçons : absence de force de loi, manque de moyens financiers et faibles capacités des services de gestion urbaine.
Le troisième document, le Schéma d'orientation stratégique de l'agglomération kinoise (SOSAK), a rompu avec ses prédécesseurs en étant approuvé par l'édit n° 0004/2015 du 11 août 2015, après vote de l'Assemblée provinciale. Financé par l'Agence française de développement et réalisé par le groupement Groupe Huit-Arter, il prévoyait un investissement de 4 700 millions de dollars sur quinze ans. Selon un membre de l'équipe d'exécution cité par Politico.cd, « Avant SOSAK égale à après SOSAK. La ville se développe toujours à sa manière indépendamment du plan. » La somme n'a pas été affectée.
Un diagnostic technique connu depuis 2019
Le quatrième document, le Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa, a été remis en avril 2019 par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction. Il comporte un plan d'aménagement routier, un plan de modernisation du chemin de fer et un développement de bus en site propre à l'horizon 2030.
En mai 2025, le ministre délégué chargé de la politique de la ville, Didier Tenge, en réclamait publiquement l'application, selon Politico.cd. Le rapport japonais établit que la capacité théorique d'une route à plusieurs voies est de 1 800 à 2 000 unités de véhicule par voie et par heure, alors que les volumes maximums observés à Kinshasa étaient de 1 400. La conclusion du rapport indique : « Cela montre que les capacités de trafic actuelles peuvent être améliorées si une gestion appropriée du trafic est mise en œuvre. »
Un réseau à 88 % en terre
Le plan directeur de 2019 chiffre à 3 621 kilomètres la longueur totale des routes de Kinshasa, dont 3 370 kilomètres gérés par l'Office des voiries et drainage (93 %). Le réseau primaire
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