Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

RDC

Kinshasa : les pêcheurs du fleuve Congo voient le poisson se raréfier face aux déchets plastique

Selon RFI, des pêcheurs de Kinshasa constatent une baisse de leurs prises dans le fleuve Congo et retrouvent de plus en plus de plastique dans leurs filets. Certains délaissent la pêche pour revendre ces déchets à des entreprises de recyclage.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Kinshasa : les pêcheurs du fleuve Congo voient le poisson se raréfier face aux déchets plastique
Photo d'illustration© Sarahkids, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Plus de 60 000 tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le fleuve Congo, selon les autorités de République démocratique du Congo, rapporte RFI. Des millions de personnes vivent de cette activité. Mais aux abords de Kinshasa, les pêcheurs constatent une raréfaction du poisson.

Jilby Mwanufioti, pêcheur depuis 40 ans, décrit des prises de plus en plus maigres. « Il n'y a que du fretin, des petits poissons... Avant, je pêchais des gros poissons, mais les poissons ont fui à cause du plastique », témoigne-t-il auprès de RFI. Il affirme qu'il y a désormais « plus de plastique que de poissons dans l'eau », citant des couches usagées et des bouteilles de jus.

Une pollution quotidienne massive

Selon des experts environnementaux cités par RFI, la capitale congolaise produit au moins 15 tonnes de déchets plastiques chaque jour. « Moins de 20 % de ces déchets sont traités correctement et le reste est déversé dans le fleuve Congo », alerte Vincent Kunda, directeur de l'ONG Kongo River, interrogé par RFI. Il qualifie le fleuve de « colonne vertébrale » du pays et met en garde contre la perte de ce patrimoine.

Cette pollution a un impact direct sur les revenus des pêcheurs. RFI indique que la pêche artisanale fait vivre plus de 600 familles à Kinshasa. Les gains hebdomadaires sont tombés à une vingtaine de dollars, contre 100 dollars il y a quelques années, selon ce reportage.

Pêcher le plastique plutôt que le poisson

Face à cette situation, certains pêcheurs se tournent vers la collecte du plastique, jugée plus rentable. Charles Moluwa, pêcheur depuis 60 ans, raconte à RFI qu'il stocke jusqu'à 150 kilos de plastique chez lui avant de le vendre à des entreprises de recyclage. Il dit gagner à peu près 80 dollars par semaine.

RFI souligne que derrière cette activité de survie se cache une autre réalité : celle d'un savoir-faire artisanal menacé de disparaître.

Partager

À lire aussi

Un incendie ravage une partie de l'intendance générale de l'Université de KisanganiRDC

Un incendie ravage une partie de l'intendance générale de l'Université de Kisangani

Un incendie s'est déclaré vendredi soir près de l'Institut supérieur de commerce de Kisangani, touchant des bâtiments de l'intendance générale de l'enseignement supérieur universitaire. Selon des témoignages recueillis par Actualite.cd, un court-circuit électrique serait à l'origine du sinistre.

Rédacteur NIE ·

Lire l'article