Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Économie

Kinshasa, Luanda et Lusaka veulent accélérer le corridor de Lobito

La deuxième réunion de coordination sur le corridor de Lobito s'est ouverte lundi 5 octobre à Lusaka avec la RDC, l'Angola, la Zambie, la Banque mondiale et la BAD pour passer des engagements à la réalisation, selon Radio Okapi.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Kinshasa, Luanda et Lusaka veulent accélérer le corridor de Lobito
Photo d'illustration© U.S. Department of State from United States, Wikimedia Commons (Public domain)

Ouverture de la réunion à Lusaka

La deuxième réunion de coordination de haut niveau consacrée au corridor de Lobito s'est ouverte lundi 5 octobre à Lusaka, en Zambie. Y participent la République démocratique du Congo (RDC), l'Angola et la Zambie, ainsi que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et d'autres partenaires, rapporte Radio Okapi. Les discussions portent sur le financement des infrastructures énergétiques et logistiques, le développement du corridor comme espace d'activités économiques et la facilitation des échanges commerciaux. Les participants examinent également les moyens de réduire les barrières administratives et d'harmoniser les procédures douanières.

Priorités de la RDC et positions des partenaires

La délégation congolaise est conduite par le ministre du Plan, Guylain Nyembo, accompagné des ministres du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et des Infrastructures et travaux publics, John Banza Luna. Selon Radio Okapi, Kinshasa plaide pour l'accélération de la mise en œuvre du projet. La RDC souhaite développer des zones industrielles et des infrastructures le long du corridor, ainsi que l'agro-industrie et le tourisme pour diversifier les activités économiques. L'objectif affiché est de faire du corridor davantage qu'un axe de transport des minerais, en favorisant la transformation locale.

Le président zambien Hakainde Hichilema a présenté le corridor comme un projet contribuant à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au développement des échanges intra-africains. Il a salué l'accord conclu entre la Zambie et la RDC sur la modernisation de leurs frontières communes, prévoyant la construction de postes frontaliers à arrêt unique pour réduire coûts et délais d'importation, d'exportation et de transit.

Financement ferroviaire et prochaines étapes

Du côté des partenaires financiers, la Banque mondiale a annoncé vouloir accélérer le financement de la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania. Cette infrastructure doit renforcer la liaison entre les zones minières de la RDC, de la Zambie et de l'Angola et permettre l'acheminement des marchandises jusqu'au port de Lobito, sur la façade atlantique. Les participants cherchent à passer des engagements pris autour du corridor à la réalisation des infrastructures et des mécanismes nécessaires à son fonctionnement.

Partager

À lire aussi