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RDC

Kinshasa intensifie les échanges avec la MONUSCO avant le renouvellement du mandat de décembre

Le 22 octobre 2026 à Kinshasa, le gouvernement congolais et la MONUSCO ont tenu une réunion de travail sur le renouvellement du mandat de la mission onusienne, qui expire en décembre, selon Actualite.cd.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Kinshasa intensifie les échanges avec la MONUSCO avant le renouvellement du mandat de décembre
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Réunion de travail sur le renouvellement du mandat

Jeudi 22 octobre 2026, à Kinshasa, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, ont participé à une réunion conjointe avec une délégation de la MONUSCO. Cette délégation était conduite par le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, James Swan, rapporte Actualite.cd. D'après la cellule de communication du ministère des Affaires étrangères, les échanges ont porté sur le renouvellement du mandat de la mission, les priorités de la RDC pour ce renouvellement, ainsi que sur l'évolution de la situation sécuritaire et les récents développements du conflit dans l'Est du pays.

Priorité à la protection des civils et adaptation au contexte sécuritaire

Selon la même source, la délégation congolaise a défendu la position d'un mandat qui place la protection des populations civiles au premier plan, conformément aux priorités sécuritaires définies par les autorités de la RDC. Le ministère des Affaires étrangères précise que le gouvernement a réaffirmé que cette protection doit demeurer la priorité absolue de la MONUSCO et constituer un axe central de son action sur le terrain. Les discussions ont également souligné la nécessité d'adapter le prochain mandat aux réalités sécuritaires actuelles, tout en tenant compte des priorités congolaises. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par la poursuite des hostilités, la détérioration de la situation humanitaire et la mutation de la rébellion de l'AFC/M23, appuyée par le Rwanda, en Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l'ancien chef de l'État Joseph Kabila Kabange, indique Actualite.cd.

Dossier des FDLR : demande d'un rôle explicite pour la MONUSCO

Bien avant cette rencontre, le gouvernement congolais avait officiellement saisi le Secrétaire général des Nations Unies. L'ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès de l'ONU, l'avait révélé mardi 29 septembre dernier lors du briefing trimestriel du Conseil de sécurité. Kinshasa demande que la prochaine résolution de décembre confie explicitement à la MONUSCO un rôle dans la supervision de la neutralisation et de la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ce protocole a été signé le 30 mai 2026 par le gouvernement congolais. Aux termes de ce texte, les combattants s'engagent à déposer les armes dans des sites de cantonnement désignés par les autorités congolaises en vue de leur retour au Rwanda. Le 29 août 2026, plusieurs groupes, CNRD, Ubuyunge, FNL, FPP, Abajiaruk Gamba et Urunana, ont formellement adhéré à cette démarche, selon le diplomate congolais.

Le ministre d'État Thérèse Kayikwamba Wagner a adressé une correspondance au Conseil de sécurité pour porter ces avancées à sa connaissance. « Nous demandons que cet effort transparent et vérifiable soit activement soutenu par le Conseil de sécurité et par la MONUSCO dans le cadre de son prochain mandat », a souligné l'ambassadeur Mukongo Ngay, cité par Actualite.cd. Pour Kinshasa, l'enjeu est de traduire les engagements diplomatiques en mesures concrètes sur le terrain. « La République démocratique du Congo est prête à poursuivre le chemin de la paix, mais elle demande à ce Conseil de s'assurer que ce chemin soit emprunté par tous », a indiqué le diplomate congolais auprès de l'ONU.

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