Politique
Joseph Kabila appelle à un dialogue national inclusif et dénonce le refus du pouvoir
L'ancien président Joseph Kabila a prononcé un discours sur les réseaux sociaux le 9 octobre 2026. Il y dénonce le « refus méprisant » des autorités actuelles face aux initiatives de dialogue national inclusif, selon Radio Okapi.
Par Rédacteur NIE
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L'ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a de nouveau plaidé pour un dialogue national inclusif. Dans une intervention diffusée vendredi 9 octobre sur les réseaux sociaux, il a dénoncé ce qu'il qualifie de « refus méprisant » des autorités actuelles face aux initiatives visant une solution politique à la crise, rapporte Radio Okapi.
Un discours sur les réseaux sociaux
« Le dialogue n'est pas une option », mais une voie nécessaire pour rétablir la paix et renforcer la cohésion nationale, a affirmé Joseph Kabila. Il accuse le pouvoir en place de privilégier la soumission de ses opposants plutôt que la recherche d'un compromis. L'ancien chef de l'État considère que l'absence de dialogue contribue à l'aggravation de la crise politique et sécuritaire. Il appelle les Congolais à prendre leurs responsabilités face à ce qu'il décrit comme une « menace » pour l'existence de la nation et de l'État.
Des initiatives régionales et ecclésiales citées
Dans son discours, Joseph Kabila a évoqué les démarches menées par les organisations régionales d'Afrique de l'Est, d'Afrique australe et d'Afrique centrale, ainsi que par l'Union africaine et certains pays partenaires. Il a également cité l'initiative de dialogue pour la paix et le vivre-ensemble portée par les évêques congolais de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Cette initiative est soutenue, selon lui, par une large partie de la population ainsi que par des acteurs politiques et sociaux.
Référence au programme de mai 2025
Cette intervention s'inscrit dans la continuité de son adresse du 23 mai 2025. À cette date, il avait présenté un programme en douze points. Ce programme prévoyait notamment « la fin de la dictature, l'arrêt de la guerre, le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national, la restauration de la démocratie et des libertés fondamentales, ainsi que la réconciliation nationale ». Il y préconisait aussi « la neutralisation des groupes armés nationaux et étrangers, le retrait des troupes étrangères, la relance du développement économique et la reprise d'un dialogue avec les pays voisins » pour une paix durable dans la région.
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