Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

RDC

Goma : habitants dénoncent enrôlements forcés et « esclavagisme moderne »

rdc

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Goma : habitants dénoncent enrôlements forcés et « esclavagisme moderne »
Photo d'illustration© Oxfam East Africa, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Des habitants de Goma interrogés par BETO.CD dénoncent des recrutements forcés nocturnes, des meurtres et des restrictions économiques imposées par des rebelles, décrivant un quotidien de peur et d'enfermement. IMAGE : Goma Nord-Kivu population

Selon des témoignages recueillis par BETO.CD et publiés le 20 octobre 2026, des habitants de Goma décrivent une situation marquée par la violence et la contrainte. Une mère de famille affirme que des combattants traquent les jeunes jusque dans leurs domiciles, notamment la nuit, pour compenser les pertes subies sur les lignes de front. « On te dit de choisir entre te battre et mourir », rapporte-t-elle.

Témoignages d'enrôlements forcés et de violences

Cette habitante rapporte également des violences ciblant les familles. Elle indique que des dépouilles auraient été laissées plusieurs jours à l'intérieur de maisons, les occupants se voyant interdire de sortir ou d'enterrer les corps. « Celui qui ose enterrer sa dépouille est systématiquement arrêté ou éliminé physiquement », déclare-t-elle. Elle décrit des foyers contraints de cohabiter avec des corps en décomposition, dans la faim et la peur, estimant que les images de normalité diffusées à la télévision masquent cette réalité.

Restrictions économiques et sentiment d'enfermement

Un autre citoyen, s'exprimant sous couvert d'anonymat, évoque une population sans issue. « Les gens restent à Goma parce qu'ils n'ont pas où aller. Nous avons besoin d'un véritable libérateur, car nous vivons l'enfer à Goma. Il y a une persécution inacceptable », affirme-t-il. Au-delà de l'insécurité, il dénonce une hausse des taxes et un contrôle étendu sur la vie quotidienne. « Si tu as un manguier chez-toi, pour couper un fruit de ton arbre il faut obtenir l'autorisation. C'est un véritable esclavagisme. C'est de la pire tyrannie », s'indigne-t-il.

Ces récits convergent vers un profond sentiment d'enfermement. Les personnes interrogées expriment une aspiration commune : retrouver la sécurité et la liberté de vivre sans peur, entre la crainte des recrutements, les violences rapportées et les pressions économiques.

Partager

À lire aussi