RDC
Des experts de l'ONU dénoncent un « règne de la terreur » dans les zones tenues par le M23
Dans un communiqué publié depuis Genève le 21 juillet, des rapporteurs spéciaux décrivent un système de contrôle fondé sur la peur au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri : torture, violences sexuelles, travail forcé et détentions arbitraires.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Un groupe d'experts indépendants des Nations unies a publié le mardi 21 juillet 2026, depuis Genève, un communiqué sur la situation dans les zones tenues par l'Alliance Fleuve Congo et le M23, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Ils y décrivent « un véritable système de contrôle fondé sur la peur ».
Ce que décrit le communiqué
Les experts énumèrent : arrestations et détentions arbitraires, actes de torture « y compris de violences sexuelles », travail forcé, recrutement forcé, enlèvements, incendies et extorsions.
Ils écrivent : « Les viols, les viols collectifs, les agressions d'une violence extrême et les assassinats de civils constituent une caractéristique récurrente du mode opératoire du M23. »
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Des lieux de détention non officiels
Le texte décrit des lieux de détention non officiels, surpeuplés, sans accès aux soins, avec privation systématique d'eau et de nourriture, passages à tabac quotidiens et décès en détention. Les femmes et les filles y sont présentées comme les premières victimes de violences sexuelles utilisées comme arme de terreur.
Les experts demandent la relance immédiate du cessez-le-feu, en référence à l'accord de décembre 2025, l'ouverture d'enquêtes indépendantes, la libération immédiate des personnes arbitrairement détenues et le respect du droit international humanitaire.
Une parole qui pèse, sans pouvoir de contrainte
Les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme. Ils ne parlent pas au nom des Nations unies et leurs communiqués n'ont pas de force exécutoire. Leur portée est celle de la documentation publique et de la pression diplomatique.
Ce texte s'ajoute à une séquence : le 14 juillet, le comité des sanctions du Conseil de sécurité inscrivait Corneille Nangaa, l'Alliance Fleuve Congo et le Twirwaneho sur sa liste. Les 15 et 16 juillet, la RDC et le Rwanda se retrouvaient à Genève dans le cadre du mécanisme conjoint de sécurité.
Sources : Radio Okapi et Actualité.cd.
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