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Politique

Dialogue national : la présidence consulte l'ECC après la CENCO

La délégation présidentielle conduite par Anthony Nkinzo Kamole a rencontré le président de l'ECC, Mgr André Bokundoa Bo Likabe, le jeudi 8 octobre 2026 à Kinshasa. Cette consultation fait suite à un échange avec la CENCO à Lubumbashi. Les discussions visent à mettre en place les organes préparatoir

Par Rédacteur NIE

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Dialogue national : la présidence consulte l'ECC après la CENCO
Photo d'illustration© Terio legale, Wikimedia Commons (CC0)

Consultations successives auprès des confessions religieuses

Selon Actualite.cd, la délégation de la Présidence de la République, conduite par le directeur de cabinet du chef de l'État Anthony Nkinzo Kamole et accompagnée de Fortunat Biselele, a été reçue le jeudi 8 octobre 2026 par le président de l'Église du Christ au Congo (ECC), Mgr André Bokundoa Bo Likabe. La rencontre a également connu la participation de Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

La délégation était venue présenter les orientations du président Félix Tshisekedi sur le « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État ». Cette nouvelle rencontre intervient après une première consultation avec la CENCO à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, auprès de son président Mgr Fulgence Muteba. Cette première réunion avait aussi réuni Éric Nsenga, secrétaire général et porte-parole de l'ECC. Selon la source, ces échanges doivent déboucher sur la création d'un comité d'organisation et d'une commission préparatoire, sans qu'aucune date pour la tenue du dialogue n'ait encore été annoncée.

Lors de la précédente rencontre, l'Église catholique, selon une publication du compte X de la CENCO citée par Actualite.cd, avait réaffirmé son ouverture au dialogue tout en insistant sur l'inclusivité et la crédibilité du processus.

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Cadre et modalités du processus

Le processus de dialogue national, placé sous le suivi du sommet de l'État, devrait aboutir à la mise en place d'un Pacte national autour de la restauration de la paix, du renforcement de la cohésion nationale et de la refondation de l'État, rapporte Actualite.cd. Un comité préparatoire a été institué par ordonnance présidentielle. Il attend la désignation de ses animateurs.

Selon le texte de l'ordonnance cité par la source, le directeur de cabinet du président de la République est appelé à jouer un rôle majeur dans ce comité. Ce dernier rendra régulièrement compte de ses activités au chef de l'État par l'intermédiaire de son directeur de cabinet, notamment au moyen de notes d'étape, de séances de briefing ou de rapports circonstanciés. Les orientations présidentielles lui seront également transmises par le directeur de cabinet.

La durée de la mission n'est pas limitée par une échéance précise. Le comité accompagnera « toute la vie du processus du dialogue » et cessera ses activités après la remise de son rapport final. Son fonctionnement et celui de son secrétariat technique seront financés par le Trésor public. L'ordonnance mentionne également les dons, legs et libéralités parmi ses ressources. Les membres du comité et les experts bénéficieront d'une allocation forfaitaire mensuelle dont le montant et les modalités de paiement seront fixés par le directeur de cabinet après validation par le chef de l'État.

Réserves des églises et initiative parallèle

Les deux confessions religieuses sont par ailleurs porteuses d'une autre initiative, dénommée « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Selon Actualite.cd, ces deux confessions, qui semblent émettre des réserves à l'égard de l'initiative de Félix Tshisekedi, estiment que l'aboutissement de ce « Pacte social » permettra à l'Afrique de s'affranchir des conflits politiques et armés. Elles invitent à manifester une adhésion massive à cet « Appel prophétique et pastoral » fondé sur le retour aux valeurs de « Bumuntu » et le privilège des consensus par le palabre.

L'initiative de dialogue national, annoncée officiellement en août 2026, doit traiter les causes structurelles de l'instabilité sur une période maximale de trois mois en commençant à la base. Cependant, son format suscite des désaccords au sein de la classe politique. Une partie de l'opposition conteste les modalités du processus et réclame davantage de garanties quant à son caractère inclusif et consensuel, note la source.

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