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RDC

Deux députés européens exigent des sanctions pour l'Est de la RDC et dénoncent un « deux poids, deux mesures »

Les députés européens Elio Di Rupo et Hilde Vautmans appellent l'UE à sanctionner les responsables de la déstabilisation dans l'Est de la RDC, dont Joseph Kabila et des officiels rwandais, après une rencontre avec le ministre Floribert Anzuluni.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Deux députés européens exigent des sanctions pour l'Est de la RDC et dénoncent un « deux poids, deux mesures »
Photo d'illustration© agriflanders, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Une rencontre à l'origine de l'appel

Les députés européens belges Elio Di Rupo, membre du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), et Hilde Vautmans, membre du groupe Renew Europe, ont interpellé l'Union européenne (UE) sur la crise dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon Actualite.cd, qui cite une synthèse publiée sur les réseaux sociaux de l'ancien Premier ministre belge Elio Di Rupo datée du samedi 17 octobre 2026, les deux élus ont rencontré le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, en présence de la députée fédérale belge Lydia Mutyebele Ngoi. À l'issue de cet échange, ils réclament des sanctions ciblées, le respect des engagements de paix et un renforcement urgent de l'aide humanitaire.

Des sanctions ciblées et une aide renforcée

Elio Di Rupo dénonce le silence européen face à un conflit qui dure depuis plus de trois décennies. « Les vies congolaises ont la même valeur que les vies ukrainiennes. L'Europe ne peut rester silencieuse ! », a-t-il déclaré, selon la même source. Il dresse un bilan humain terrible : des millions de morts, 18,5 millions de personnes ayant besoin d'aide humanitaire et des millions de déplacés. L'élu exprime aussi son inquiétude face à l'entrée en scène de l'ancien président Joseph Kabila Kabange, qui a décidé de prendre la tête d'un nouveau mouvement politico-militaire dénommé Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme intégrant le M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda, selon les propos rapportés.

S'appuyant sur les conclusions d'experts des Nations unies, Elio Di Rupo affirme que le M23, avec le soutien du Rwanda, participe au pillage des ressources minières congolaises, notamment le coltan. Ces minerais seraient acheminés illégalement vers le Rwanda, mélangés à sa production, puis revendus sur les marchés européens. Face à cette situation, les deux élus appellent l'UE à sanctionner les responsables de la déstabilisation, dont Joseph Kabila et les responsables rwandais soutenant le M23, à faire respecter les accords de paix et la souveraineté congolaise, et à renforcer l'aide humanitaire ainsi que la traçabilité des minerais. Ils annoncent également leur intention de demander que le président congolais Félix Tshisekedi puisse s'exprimer devant les députés européens à Strasbourg.

La crédibilité de l'UE en question

Pour ces élus, la crédibilité de l'Union européenne dépend de sa capacité à défendre les accords de paix qu'elle soutient. Ils estiment que la solidarité européenne ne peut être « à géométrie variable ». Selon Actualite.cd, l'UE semble marquer le pas tandis que les États-Unis et le Qatar s'engagent dans la gestion de la crise entre Kinshasa et Kigali. Le média rappelle que l'an dernier, au lendemain de l'occupation de Goma et de Bukavu par les rebelles de l'AFC/M23, l'UE avait exercé des pressions sur Kigali et annoncé des sanctions individuelles contre des responsables rwandais.

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