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RDC

Crise dans l'Est de la RDC : la médiation de l'Union africaine deux mois après Gaborone

Le président congolais a dépêché son ministre de l'Intégration régionale à Lomé le 29 septembre pour rencontrer le médiateur Faure Gnassingbé. Deux mois après l'adoption de la feuille de route de Gaborone, le panel de facilitateurs a changé et les hostilités persistent, selon Politico.cd.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Crise dans l'Est de la RDC : la médiation de l'Union africaine deux mois après Gaborone
Photo d'illustration© Philip Nalangan, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Un émissaire à Lomé deux mois après Gaborone

Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu mardi 29 septembre 2026 par le président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur de l'Union africaine pour la crise de l'Est de la RDC en avril 2025. Selon la présidence du Conseil togolaise, l'émissaire portait un message spécial de Félix Tshisekedi et a informé le médiateur de l'état d'avancement du processus de démobilisation des mouvements armés. Cette audience intervient deux mois après la réunion du panel de facilitateurs les 25 et 26 juillet 2026 à Gaborone, au Botswana, où a été adoptée une feuille de route de six mois.

Un panel de facilitateurs remanié

Le panel de facilitateurs a été créé le 24 mars 2025 par le deuxième sommet conjoint de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Il comptait alors cinq membres : Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta, Kgalema Motlanthe, Catherine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde. Selon les communiqués de l'Union africaine de janvier, février et juillet 2026 cités par Politico.cd, la composition a changé. L'ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe n'y figure plus. Il a été remplacé par l'ancien président du Botswana, Mokgweetsi Masisi. Les cinq facilitateurs actuels sont : Olusegun Obasanjo (président), Sahle-Work Zewde (vice-présidente), Mokgweetsi Masisi, Uhuru Kenyatta et Catherine Samba-Panza. Ils travaillent sous l'autorité de Faure Gnassingbé, qui les avait réunis à Lomé dès mai 2025. Les structures est-africaine, australe et continentale ont fusionné en un mécanisme unique le 1er août 2025.

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Une feuille de route à une seule échéance

La feuille de route adoptée à Gaborone couvre la période de juillet à décembre 2026. Elle comporte sept axes de travail : coordination et appui stratégique, analyse politique, questions militaires et sécuritaires, accès humanitaire, dialogue avec les groupes armés, coopération économique régionale et ressources naturelles, société civile et réconciliation. Le communiqué, rédigé en anglais, prévoit des « field-level engagements », c'est-à-dire des déplacements sur le terrain. Une seule date y figure : une session d'harmonisation à Arusha, en Tanzanie, avant la fin de l'année. Ce document répondait à un constat explicite des trois organisations : les cessez-le-feu obtenus ne tiennent pas.

Des hostilités qui persistent sur le terrain

Dans sa note de septembre consacrée à la RDC, l'organisation de recherche Security Council Report relève que les accords signés par les parties ne se sont pas traduits par une baisse des hostilités, selon Politico.cd. Le diagnostic de juillet reste valable en septembre. Parallèlement, le processus de Doha a réuni le gouvernement et l'AFC/M23 en Suisse du 17 au 21 août pour évaluer l'exécution des engagements, dont le taux s'établissait à 18,6 % treize mois après la signature du cadre. Le mécanisme conjoint de coordination sécuritaire (Washington) a tenu sa septième session à Genève les 16 et 17 septembre, sans lever les deux engagements non exécutés. Le mécanisme élargi de vérification conjointe a mené deux missions, à Minembwe les 24 et 25 août et à Masisi du 10 au 12 septembre. Entre les deux, les combats ont repris sur les axes Walikale et Masisi.

Processus parallèles et échéances à

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