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RDC

Crise dans l'Est de la RDC : l'ultimatum américain sur le retrait rwandais expire sans effet

IMAGE : Sud-Kivu Baraka M23

Par Rédacteur NIE

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Crise dans l'Est de la RDC : l'ultimatum américain sur le retrait rwandais expire sans effet
Photo d'illustration© EdwinAlden.1995, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le mercredi 15 juillet 2026, l'ultimatum fixé par Washington pour le retrait des troupes rwandaises de l'est de la République démocratique du Congo est arrivé à son terme. Selon La Prospérité, relayée par AllAfrica, l'Alliance Fleuve Congo et le M23 poursuivent leur progression dans le Sud-Kivu, visant la ville de Baraka.

L'échéance fixée par les États-Unis pour le retrait des troupes rwandaises de l'est de la République démocratique du Congo est arrivée à son terme le mercredi 15 juillet 2026, selon un article de La Prospérité republié par AllAfrica. Le constat dressé par ce média est celui d'un échec de la désescalade attendue.

Selon La Prospérité, l'Alliance Fleuve Congo, portée par le mouvement rebelle du M23, poursuit sa progression dans la province du Sud-Kivu et « lorgne désormais la ville stratégique de Baraka ». Le média évoque une « insolente démonstration de force sur le terrain » face à laquelle l'impuissance des chancelleries occidentales menacerait de plonger la sous-région dans un « gouffre sécuritaire ».

Un ultimatum américain ignoré

La diplomatie américaine, sous la houlette du secrétaire d'État Marco Rubio, avait fixé une ligne rouge à la mi-juillet pour contraindre Kigali à matérialiser ses engagements de paix, rapporte La Prospérité. Cette stratégie de « sommation temporelle » se heurte désormais à ce que le journal qualifie de « mur de cynisme militaire ».

Le média pose la question de la riposte américaine face à ce qu'il nomme un « dédain flagrant » : sanctions économiques ciblées, gel de la coopération militaire avec le Rwanda, ou simples communiqués diplomatiques. Selon La Prospérité, une passivité américaine équivaudrait à un « permis de conquérir » pour l'AFC/M23.

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Un processus de paix déjà fragile

Dans un article distinct publié fin août, La Prospérité rapporte que le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23 ont accouché d'une nouvelle feuille de route en Suisse, neuf mois après la signature des accords de Doha. Cette avancée, qualifiée de « purement procédurale », prévoit un calendrier pour les négociations futures, une méthode pour scruter les violations du cessez-le-feu et une mission de vérification immédiate à Minembwe.

L'analyste politique Christian Moleka, cité par La Prospérité, souligne que le processus s'enlise dans les détails du premier protocole d'accord, celui sur le cessez-le-feu, alors que six autres protocoles thématiques attendent toujours d'être discutés.

La Monusco face à son avenir

À l'approche de l'échéance du 20 décembre prochain, le Conseil de sécurité des Nations unies doit trancher sur l'avenir de la Monusco, selon un autre article de La Prospérité. Le Secrétaire général António Guterres appelle à une refondation globale des opérations de maintien de la paix.

Le média évoque un bilan de 311 vies sacrifiées depuis 2010 au sein de la mission onusienne. La Monusco est accusée par l'AFC/M23 d'avoir rejoint le camp adverse en s'alignant sur les Forces armées de la RDC, un « glissement vers la co-belligérance » aux conséquences lourdes, selon La Prospérité.

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