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Économie

Centrafrique: hausse des prix du carburant pèse sur professionnels et consommateurs

En Centrafrique, la hausse des prix du carburant annoncée le 1er octobre par le gouvernement se répercute déjà sur le coût des marchandises et du transport, selon RFI Afrique. À Bangui, transporteurs, commerçants et usagers subissent de plein fouet cette augmentation, certains ayant déjà réajusté le

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Centrafrique: hausse des prix du carburant pèse sur professionnels et consommateurs
Photo d'illustration© AnonymousUnknown author, Wikimedia Commons (Public domain)

Le litre d'essence passe à 1 150 francs CFA (1,75€), contre 1 050 auparavant, et le gasoil à 1 400 francs (2,13€), contre 1 250, selon la nouvelle grille tarifaire annoncée jeudi 1er octobre par le gouvernement lors d'une rencontre avec les organisations syndicales, rapporte RFI Afrique. Il s'agit de la troisième augmentation en trois ans. À la gare routière du PK12 de Bangui, les moteurs tournent au ralenti et une dizaine de camions bien chargés attendent le départ.

Roger, conducteur interrogé par RFI Afrique, explique avoir revu ses tarifs à la hausse : « Le prix du carburant a augmenté, pour y faire face nous avons nous aussi augmenté nos tarifs ». Il précise que sans réajustement, ils risqueraient de travailler à perte et perdraient des clients. Abdias, commerçant cité par RFI Afrique, indique que le transport de ses marchandises coûte désormais plus cher, ce qui se répercute sur ses prix, l'obligeant à augmenter le coût de ses produits pour s'en sortir.

Joséphine, qui fait ses courses au marché de Petevo dans le sud de Bangui, déclare à RFI Afrique que depuis des décennies, ses salaires n'augmentent pas, mais que le coût de la vie augmente, rendant le coût du transport et les prix au marché « invivables ». Elle ajoute : « Nous sommes en train de survivre. Franchement, on souffre. »

Le gouvernement justifie cette mesure par les tensions sur le marché pétrolier mondial et le besoin de renflouer les caisses de l'État, selon les déclarations de la ministre de l'Énergie, Edwige Opportune Pouninguinza, rapportées par RFI Afrique. Elle affirme que les pays d'Europe, d'Afrique et ceux qui se ravitaillent au Moyen-Orient connaissent ce problème. La Centrafrique, pays enclavé ne produisant pas de pétrole, dépend des importations via le port de Douala au Cameroun, et subit régulièrement des pénuries dues à des crises sécuritaires et logistiques, alimentant le marché noir, selon RFI Afrique.

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