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Cedeao-AES : Bassirou Diomaye Faye attendu par Assimi Goïta à Bamako

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est attendu à Bamako le mardi 28 juillet 2026 pour une visite de travail, selon Jeune Afrique. Il s'agit de son premier déplacement en tant que président en exercice de la Cedeao, fonction qu'il occupe depuis le 19 juillet 2026. Il doit rencontrer le pré

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cedeao-AES : Bassirou Diomaye Faye attendu par Assimi Goïta à Bamako
Photo d'illustration© Syced, Wikimedia Commons (CC0)

Contexte de la visite

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Bamako s'inscrit dans un contexte de tensions entre la Cedeao et l'Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Ces trois pays ont officiellement quitté la Cedeao en janvier 2025, après avoir annoncé leur départ dès janvier 2024. Depuis, les tentatives de rapprochement sont restées infructueuses, malgré les missions de médiation, dont celle de Lansana Kouyaté. Le président sénégalais, en tant que président en exercice de la Cedeao, cherche à rétablir le dialogue. Lors de sa précédente visite au Mali le 28 juillet 2026, il avait affirmé la « disponibilité » du Sénégal à accompagner le Mali, sans citer la Cedeao, selon RFI Afrique. Il avait alors appelé au renforcement de la coopération dans le cadre des instances régionales auxquelles le Mali et le Sénégal appartiennent, comme l'Uemoa et l'OMVS, en excluant de fait la Cedeao de son discours.

Enjeux sécuritaires et économiques

Les échanges entre le Sénégal et le Mali sont vitaux pour les deux pays, notamment en raison du corridor Bamako-Dakar, principale voie d'approvisionnement du Mali. Selon la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, cet axe est fragilisé depuis plusieurs mois par des attaques jihadistes contre les convois de marchandises, ce qui avait contraint les transporteurs sénégalais à suspendre leurs rotations en mai 2026. Le président sénégalais a également souligné l'importance de la lutte contre le terrorisme lors de ses échanges avec Assimi Goïta, comme rapporté par RFI Afrique le 28 juillet 2026. La frontière Mali-Sénégal est un épicentre d'activité du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), lié à al-Qaïda, qui a décrété un embargo sur les importations de carburant au Mali en provenance du Sénégal. Un quart des exportations sénégalaises sont destinées au Mali, selon la même source.

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