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Burkina Faso : le capitaine Traoré lance la « Ligue de la souveraineté » pour relancer le football

Le président burkinabè Ibrahim Traoré a présenté le 12 octobre un nouveau championnat national baptisé « Ligue de la souveraineté », destiné à valoriser la jeunesse et à créer des emplois, selon RFI. Cette initiative fait suite à la lourde défaite des Étalons face à l'Argentine (7-0) le 4 octobre.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Burkina Faso : le capitaine Traoré lance la « Ligue de la souveraineté » pour relancer le football
Photo d'illustration© EKokou, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une réponse à la défaite face à l'Argentine

La lourde défaite des Étalons contre l'Argentine, survenue le 4 octobre lors d'un match amical soldé sur le score de 7 à 0, a provoqué la colère du capitaine Ibrahim Traoré, rapporte RFI. Le chef de l'État n'a pas caché son mécontentement et a proféré des menaces à l'encontre de la Fédération burkinabè de football (FBF), dénonçant l'impréparation de la rencontre. Selon le journaliste Yoro Mangara, cité par RFI, la FBF bénéficie toutefois d'un statut particulier protégé par les règles de la FIFA, dans la mesure où il s'agit d'une entité élue dont la dépendance vis-à-vis de l'instance mondiale est structurelle.

Un championnat doté de moyens financiers

L'initiative présidentielle, présentée lundi 12 octobre 2026 aux gouverneurs des 17 régions du Burkina Faso, prévoit la création d'un championnat dénommé « Ligue de la souveraineté ». Selon la présidence, ce nouveau dispositif devrait permettre la création d'un millier d'emplois. Il garantirait par ailleurs à chaque joueur un revenu mensuel de 200 000 francs CFA, soit environ 300 euros, d'après les chiffres communiqués par les autorités et relayés par RFI. Le projet est présenté comme une « thérapie de choc pour un grand corps malade », visant à professionnaliser le secteur et à motiver la relève.

Des risques de concurrence avec la fédération existante

Pour Yoro Mangara, interrogé par RFI, cette nouvelle compétition risque de concurrencer directement le championnat actuel géré par la FBF. Le journaliste estime qu'une ligue dotée de moyens financiers supérieurs attirera inévitablement les meilleurs joueurs, ce qui pourrait fragiliser, voire rendre caduque, la structure fédérale existante. Le gouvernement espère, à travers ce projet fondé sur le patriotisme sportif, éviter de nouvelles déroutes internationales et redonner un élan au football burkinabè.

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