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Économie

BCC : réforme de la réglementation du change pour capter les revenus miniers

Le gouverneur de la BCC André Wameso a présenté le 9 octobre 2026 à Kolwezi les orientations d'une réforme du change visant à améliorer le rapatriement des recettes minières et l'usage du franc congolais.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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BCC : réforme de la réglementation du change pour capter les revenus miniers
Photo d'illustration© Martin Tuchscherer, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, a exposé vendredi 9 octobre 2026 à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, les grandes lignes d'un projet de réforme de la réglementation du change. Selon Actualite.cd, cette conférence a réuni la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la Chambre des mines et l'Association congolaise des banques (ACB). L'objectif affiché est de mieux articuler le dispositif de change, inchangé depuis mars 2014, avec le Code minier de 2018, afin de consolider les équilibres macroéconomiques et d'accroître la contribution du secteur minier au financement de l'économie nationale.

Contexte et objectifs de la réforme

Dans son discours de cadrage, le gouverneur a insisté sur la nécessité de concilier la compétitivité de l'industrie minière avec la solidité de l'économie nationale. « Il ne saurait y avoir de contradiction durable entre la compétitivité de notre industrie minière et la solidité de notre économie nationale », a-t-il déclaré, selon Actualite.cd. Il a précisé que la réglementation du change ne doit pas être vue comme une simple formalité administrative, mais comme un instrument essentiel de gestion des relations financières avec l'extérieur, d'encadrement des flux de devises et de préservation de la stabilité monétaire. La réforme repose, d'après lui, sur la conviction que la richesse créée nationalement doit davantage contribuer à la stabilité monétaire et au financement de l'économie congolaise.

Un écart massif entre exportations et dépôts en devises

Pour étayer la nécessité de cette réforme, André Wameso Nkualoloki a présenté des données couvrant les années 2023, 2024 et 2025. Selon Actualite.cd, il a relevé un contraste saisissant : les exportations totales du pays ont atteint 93,2 milliards de dollars sur cette période. Les déclarations de rapatriement des recettes d'exportation, favorisées par le Code minier, se sont élevées à 54,4 milliards de dollars. Pourtant, les dépôts en devises dans le système bancaire congolais n'ont progressé que de 3,8 milliards de dollars. Le gouverneur a qualifié cette situation d'« intenable à long terme » pour la solidité du système financier, l'efficacité de la politique monétaire et l'ambition de transformation structurelle, l'aggravant par le niveau élevé de dollarisation du système bancaire.

Trois orientations pour le rapatriement des recettes

D'après le gouverneur, le projet de réforme s'articule autour de trois orientations majeures. La première vise à rendre le rapatriement des recettes d'exportation plus effectif, transparent et vérifiable. Selon Actualite.cd, le projet prévoit un délai général de rapatriement de 60 jours à compter de la sortie des biens du territoire, ramené à 20 jours pour l'or et le diamant issus de la production artisanale. S'agissant des titulaires de droits miniers, 60 % des recettes concernées devraient être encaissées auprès de la banque intervenante, une banque congolaise, dans les 15 jours suivant l'encaissement des fonds sur le compte principal ouvert à l'étranger. Les comptes principaux à l'étranger feraient l'objet d'un encadrement renforcé en matière de suivi des opérations et de transmission d'informations pour le contrôle.

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