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RDC

Baleine de Muanda : le gouvernement prévoit l'exhumation du squelette pour la science et le tourisme

Quarante jours après l'enfouissement d'une baleine échouée à Muanda (Kongo-Central), une délégation interministérielle conduite par la ministre de l'Environnement Marie Nyange Ndambo a visité le site le 1er septembre 2026. Le gouvernement annonce vouloir exhumer le squelette à des fins scientifiques

Par Rédacteur NIE

· Mis à jour le · 3 min de lecture

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Baleine de Muanda : le gouvernement prévoit l'exhumation du squelette pour la science et le tourisme
Photo d'illustration© Francois Longe, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une délégation interministérielle s'est rendue mardi 1er septembre 2026 sur le site d'enfouissement d'une baleine échouée sur les côtes de Muanda, dans la province du Kongo-Central. La visite intervient quarante jours après la mise en terre du cétacé, rapporte Politico.cd.

Une visite pour évaluer le site et justifier l'enfouissement

La délégation était conduite par la ministre de l'Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, la professeure Marie Nyange Ndambo. Elle comprenait des autorités locales, des experts de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ainsi que des chercheurs spécialisés en biologie marine, selon la même source.

L'objectif affiché était d'évaluer l'évolution du site et de vérifier le respect des mesures environnementales prévues lors de l'enfouissement. La ministre a déclaré que cette démarche visait à montrer que « la décision du gouvernement était judicieuse », face aux critiques suscitées par l'enfouissement au sein de l'opinion publique.

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L'enfouissement présenté comme une étape transitoire

Selon Marie Nyange Ndambo, l'enfouissement ne constitue pas la fin du processus mais une étape permettant de récupérer ultérieurement les restes du cétacé dans de meilleures conditions. « Après un temps, on pourra récupérer les restes pour des raisons scientifiques. Et après, on pourra utiliser le squelette pour des besoins touristiques et, pourquoi pas, aussi pour des besoins de recherches médicales », a-t-elle ajouté.

Le ministre du Tourisme, Didier Manzenga, a expliqué que l'enfouissement constitue une phase transitoire destinée à permettre la décomposition naturelle des tissus mous avant l'exhumation des ossements. Des spécialistes devraient ensuite procéder à la récupération et au traitement des os afin de reconstituer le squelette.

Valorisation scientifique, éducative et touristique

L'objectif est de préserver cet élément exceptionnel de la biodiversité marine et de lui donner une seconde vie à travers la recherche, l'éducation et la sensibilisation à la protection des espèces marines. Le gouvernement envisage également de sécuriser, baliser et aménager le site d'enfouissement pour l'intégrer au circuit touristique du littoral de Muanda.

Le squelette pourrait devenir un outil pédagogique permettant aux visiteurs et aux jeunes générations de mieux comprendre la biodiversité marine et les espèces présentes dans les eaux congolaises. Pour les autorités, cette initiative pourrait contribuer au développement du tourisme scientifique dans cette partie du Kongo-Central.

Vers un réseau d'experts congolais en biologie marine

Au-delà de ce cas précis, le gouvernement entend tirer les leçons de cet événement. Il envisage de formaliser un réseau réunissant des experts et des scientifiques congolais, établis en RDC ou à l'étranger, spécialisés notamment dans la biologie marine et l'étude des cétacés. L'objectif est de disposer, à l'avenir, d'une expertise nationale capable d'intervenir rapidement en cas d'échouage de baleines ou d'autres phénomènes similaires sur les côtes congolaises.

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